DSI

Cinquante ans de remises en question de la dissuasion

Un SNLE de classe Triomphant à la mer (Naval Group)

Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Objet complexe, la dissuasion nucléaire est d’abord et avant tout une construction théorique : aucun emploi opérationnel des conceptions développées depuis 1946 (et la compréhension de ses mécanismes par Bernard Brodie) n’a jamais eu lieu (1). Pour autant, la guerre froide a amplement démontré que le « jeu » nucléaire, s’il pouvait se jouer « au bord du gouffre », comme à Cuba ou plus récemment entre l’Inde et le Pakistan, était subtil et délicat. Si le mécanisme de dissuasion est perçu comme universel – dans le temps et dans l’espace – ses conditions d’exercice sont radicalisées durant la guerre froide. Pour les premiers stratégistes nucléaires – Brodie, Kahn ou Wohlstetter – la gigantesque puissance des armes nucléaires induit la possibilité d’anéantir dans des délais très courts, historiquement jamais vus, des pays entiers. En résulte une théorie aux contours simples : toute atteinte à un pays donné disposant de l’arme nucléaire et doté de moyens crédibles sera suivie de représailles éviscérant l’ennemi. Ce dernier sera donc dissuadé de toute intervention.

Des remises en question sur une base théorique

De là, naît le concept américain de « représailles massives », officialisé en 1954 – près de 10 ans après Hiroshima – et alors que l’URSS elle-même s’est dotée de la bombe. Mais les stratégistes US se rendent rapidement compte que leur conception invite au « tout ou rien » : quelle action soviétique pourrait-elle être considérée comme impliquant une riposte nucléaire massive ? Si l’invasion de l’Europe occidentale ou une attaque sur les États-Unis viennent à l’esprit, comment la dissuasion nucléaire peut-elle s’adapter à des actions indirectes telles que le soutien à des groupes ou des insurrections communistes ? Au vrai, à peine la nouvelle doctrine est-elle énoncée qu’elle est remise en question. La démonstration la plus éclatante est l’ouvrage d’un ancien chef d’état-major de l’US Army, Maxwell Taylor. Publiant The Uncertain Trumpet (1960). À bien des égards, la crise de Cuba lui donnera raison, tout en montrant l’existence d’un « seuil de nucléarisation » (nuclear firebreak) en deçà duquel l’emploi de l’arme nucléaire contre une URSS elle-même dotée d’un arsenal serait suicidaire pour les États-Unis.

De facto, le champ des intérêts américains est bien trop vaste : il couvre non seulement la protection des États-Unis et leur rôle central en tant que facteur de cohésion des alliances qu’ils ont mis en place de par le monde mais, également, des zones qu’ils avaient exclues de leur périmètre d’intérêt ; la stratégie américaine était devenue globale (2). La remise en question de la dissuasion intervient ici au sein de la théorie. Pour qu’il y ait effectivement dissuasion, il faut que Moscou soit effectivement persuadée que tout mouvement de sa part susciterait une riposte généralisé, ce qu’elle ne sera pas. Jouant à plein de l’action indirecte, l’URSS apprendra à utiliser les marges de manœuvres propres à la guerre froide. Aux États-Unis, la prise de conscience de cet état de fait motive le développement de la théorie de la riposte graduée. Basée sur la théorie des jeux, elle implique de répondre à tout mouvement adverse par un mouvement équivalent. Là aussi, le système stratégique est d’ordre théorique. Validant une course aux armements massive – nucléaire comme conventionnelle – elle pose également les principes de l’escalade, examinés par Kahn dès la fin des années 1950 (3). De là en résulte, ultimement, le risque d’une destruction mutuelle assurée (MAD – Mutually Assured Destruction), les populations civiles étant, en dernier ressort, les cibles des frappes.

En France, cependant, la conception pose problème et motivera pour partie la sortie française de l’organisation intégrée de l’OTAN. De Gaulle estime alors que la dissuasion est un absolu et que les évolutions américaines sont le prétexte à un non-emploi de l’arme atomique dans un conflit qui impliquerait la France et l’Europe. Les conceptions alors en cours de développement par Poirier, Beaufre, Ailleret ou Gallois sont « totales » : une invasion serait sanctionnée de frappes nucléaires. Le périmètre des intérêts français étant plus restreint que celui des États-Unis, la conception française ne pose pas, en théorie de problème. À bien des égards, cette conception, toutefois étoffée au fil des ans, forme toujours le cœur du concept français. Les « généraux de l’apocalypse », au passage, mettent au point le concept de « pouvoir égalisateur de l’atome ». Si la France aura un arsenal incomparablement plus petit que celui de l’URSS, elle sera cependant en mesure de lui infliger des dégâts insupportables. Un engagement impliquant 300 ou 400 explosions sur le sol soviétique blesserait d’autant plus à mort l’URSS que cette dernière pourrait être impliquée, dans le même temps, dans une guerre nucléaire généralisée avec les États-Unis.

C’est cependant de là et en fonction de l’étendue des dommages qui seraient causés par une guerre nucléaire généralisée que vient une seconde vague de critiques portées à la dissuasion. Donald Brennan – l’analyste qui avait inventé le terme « MAD » –, puis Fred Iklé, remettront en question les fondements éthiques d’une stratégie qui, ultimement, prenait les populations en otage. Leur critique intervient à un moment charnière, alors que les développements techniques autour des systèmes de guidage permettent d’obtenir une précision des frappes inédite. Leur questionnement intervient également alors que la possibilité technique de disposer de systèmes antimissiles se fait jour. Peu à peu, la stratégie nucléaire américaine glissera d’une optique qualifiée de protostratégique par Guitton ou Salantin vers une optique parastratégique : il ne s’agit plus alors d’éviter la guerre mais bien, en cas d’échec de la dissuasion et d’ouverture du feu nucléaire, de pouvoir la conduire et, ultimement, de la gagner. Au plan stratégique, des plans de décapitation des silos de missiles soviétiques sont mis au point, devant permettre de priver Moscou de tout moyen de frappe en premier contre les silos et bases aériennes américaines. Les stratèges espèrent alors que l’URSS n’emploiera pas, en représailles, ses sous-marins stratégiques contre les villes US – ce qui déclencherait une riposte américaine de même niveau.

Ce concept de « dissuasion au sein de la guerre » (intrawar deterrence) faisait également écho à l’évolution des débats soviétiques. Officiellement, la doctrine Sokolovski, énoncée en 2007, est axée sur une vision du nucléaire tel une artillerie stratégique. Ainsi, les armes nucléaires seraient utilisées très rapidement, dès l’éclatement d’un conflit, afin d’obtenir « l’anéantissement ou la capitulation de l’ennemi dans les plus brefs délais », qui sera suivi de son exploitation par « les moyens terrestres se trouvant au contact des forces adverses » (4). Selon le maréchal Rotmistrov, « les seules armes atomiques et thermonucléaires ne résolvent pas l’issue de la guerre. C’est seulement par une frappe massive par surprise et au moyen de toutes les armes et armées complétant et exploitant les effets des coups atomiques que l’on peut obtenir des succès importants et durables dans les actions militaires actuelles » (5). La vision russe refuse officiellement le concept de dissuasion, considéré comme bourgeois, et lui substitue celui d’oujacnie (épouvante), qui doit dépasser le blocage induit par la dissuasion. Durant la période Brejnev, la doctrine Sokolovski est abandonnée par les instances politiques – mais elle est officiellement conservée pour son pouvoir dissuasif. Au vrai, dès le 20e Congrès du Parti communiste soviétique, en 1956, le dogme de l’inévitabilité de la guerre propre au marxisme-léninisme est remis en question, déclenchant au passage la fureur des communistes chinois.

Aussi, les élites politiques soviétiques finiront-elles par reconnaître, en 1978, le principe de la dissuasion (ustrachenie), abandonnant ainsi l’épouvante. Entre-temps, observant les évolutions américaines, des stratégistes russes comme Malenkov ou Talenski estimeront que la seule solution viable en cas de guerre nucléaire de niveau stratégique est de frapper les silos américains de façon préemptive, avant qu’eux-mêmes ne détruisent les silos soviétiques. Cette vision, orientée vers le combat nucléaire, s’estompera à la fin des années 1970, l’URSS déclarant adhérer au principe du non-emploi en premier. Dans les faits, elle connaît une modernisation importante – quoiqu’elle sera surestimée par les analystes occidentaux – de ses capacités de combat conventionnelles. Les armes nucléaires stratégiques seraient alors tenues en réserve et ne seraient utilisées qu’en cas d’emploi par l’OTAN des siennes ; organisation qui s’évertuera par ailleurs à diminuer, dans les années 1980, le « seuil de nucléarisation ». Adoptant les doctrines du Follow On Forces Attack (FOFA) et de l’Airland Battle, les stratèges de l’OTAN n’avaient d’autre ambition que de battre les armées du Pacte de Varsovie sans avoir recours aux armes nucléaires.

De ce point de vue, les débats des années 1980 ont été complexes et ont montré la très grande interpénétration – sans doute a-t-elle d’ailleurs été sous-estimée – des conceptions nucléaires et conventionnelles. La France reste alors adepte d’une conception où des « frappes d’ultime avertissement », « préstratégiques », doivent « tester les intentions de l’adversaire ». Dans le scénario structurant français, les forces du Pacte de Varsovie auraient déjà été, à ce moment-là, au contact des forces conventionnelles de Paris. Les frappes « préstratégiques », menées sur des positions adverses et en coordination avec une OTAN assumant de facto la couverture géographique nord-est de la France, auraient dû montrer la détermination française à utiliser l’armement nucléaire. En cas de poursuite de ses opérations, l’URSS aurait alors subi une frappe stratégique. La vision française ne connaîtra que peu de remises en question, par ailleurs sur un ton essentiellement polémique. Toutefois, la situation change dans les années 1990.

Antimissiles, États fous et menaces chimiques

À ce moment-là, émerge la thématique de la dissuasion « du fort au fou », posant la question de l’efficacité de la dissuasion face à un État ne réagissant pas aux principes rationnels fondant la dissuasion. À cela s’ajoutent d’autres questions pour le moins dérangeantes : comment réagir face à une prolifération nucléaire avérée ? Que faire face à des attaques chimiques ou biologiques ? L’une des réponses potentielles a été mise en évidence au cours de l’exercice Pégase, le scénario prévoyant qu’une force expéditionnaire française dans le Golfe subisse une attaque chimique, puis une seconde. C’est à ce moment-là que des armes nucléaires auraient été utilisées. Reste, pour autant, que chercher ainsi une réassurance de la dissuasion n’apparaît pas comme évident, en particulier, lorsque plus d’une vingtaine d’États disposent de l’arme chimique. Ainsi, en 2006, Jacques Chirac mettra en évidence la possibilité d’une riposte nucléaire face à des attaques terroristes touchant aux intérêts vitaux. Cette extension du champ de la dissuasion nucléaire ne sera toutefois plus observée dans le discours de Nicolas Sarkozy, en 2008. Au vrai cependant, la théorie de la dissuasion a sans doute, en France, été victime de sa grande rigueur théorique et, malgré les inflexions qui ont été données à la doctrine française, plusieurs questions peuvent lui être adressées :

– Sur la prolifération nucléaire d’abord. Kenneth Waltz indiquait qu’en la matière, « plus peut être mieux ». En d’autres termes, un monde réellement multipolaire impliquerait une diffusion de la puissance nucléaire militaire, les États se dissuadant entre eux. Certains auteurs ne manquent d’ailleurs pas de souligner, au vu du cas indo-pakistanais, que l’acquisition de capacités nucléaires fait, en quelque sorte, mûrir les États, et pourrait jouer un rôle d’aplanissement des tensions. D’autres soulignent que même les États les plus vindicatifs pourraient ne pas risquer la mort nucléaire du projet politique qu’ils portent – une observation au demeurant valable dans le cas de l’URSS. Reste, cependant, que l’attitude des Nations occidentales à l’égard de l’emploi de la force a beaucoup évolué depuis la guerre froide, les attitudes de rejet de la puissance étant de plus en plus fréquemment observées. Comment, dans ces conditions, ne pas risquer la perte de crédibilité de la dissuasion, qui implique précisément l’usage d’une puissance de feu massive (même pour les armes ayant des puissances « réduites » (6)) et de façon indiscriminée ?

– Sur les modes de contournement de la puissance nucléaire, ensuite. En dépit des traités internationaux, la prolifération chimique et balistique est une réalité. Le regroupement des armes nucléaires, biologiques et chimiques dans la catégorie des « armes de destruction massive », aux États-Unis, a permis de contourner ce questionnement, en plaçant artificiellement sur un pied d’égalité des armes aux modes d’emploi et aux conséquences plus que variées. Or, si la doctrine française place le seuil de nucléarisation à l’atteinte des « intérêts vitaux », comment définir ces derniers ? Une force expéditionnaire française ou européenne atteinte par une frappe chimique en relève-t-elle ? L’ambiguïté de la dissuasion « à la française » laisse ici planer un doute qui avait été utilisé à bon escient durant la guerre froide. Mais le serait-il encore aujourd’hui ?

– Sur les modes d’appréhension de la dissuasion, également. La dernière note de Bruno Tertrais (Cf. son interview p. 37-39) montre le rôle important que jouent les cultures stratégiques dans la façon d’appréhender, de comprendre et de mettre en œuvre la dissuasion. Pour certains auteurs asiatiques, la perte de quelques millions de civils reste ainsi considérée comme acceptable. La Chine de Mao l’envisageait de façon assez résolue. La question se pose aussi, pour l’heure, en tant que cas d’école, sur la possibilité de dissuader un groupe terroriste ou subétatique qui disposerait d’armes nucléaires. La riposte nucléaire est fondamentalement basée sur un calcul coût/bénéficie : que faire si l’ennemi n’a rien à perdre ?

– Sur la question technologique, enfin. Il est remarquable de constater que les discours favorisant les systèmes antimissiles de protection du territoire ont toujours connu une efflorescence lors des moments de remise en question de la dissuasion, nonobstant une efficacité opérationnelle douteuse. Les actuels débats aux plans de l’OTAN, en Europe et en France souligneraient donc, en creux, une certaine forme d’impasse de la dissuasion comme les risques de contournement dont elle pourrait faire l’objet.

La dissuasion comme espace de liberté stratégique

Or, la question n’est peut-être pas tant celle de son impasse que celle de son interprétation, à la fois stricte et très cartésienne en France. On peut se poser la question de savoir si la dissuasion nucléaire n’a pas, en quelque sorte, été trop strictement isolée des autres composantes militaires – un héritage de la guerre froide. Or, dès les années 1980, des travaux extrêmement intéressants ont été menés sur le concept de dissuasion conventionnelle – paradoxalement peu étudiée alors qu’elle est un mode d’emploi des représentations de la force historiquement précoce (7). Ces travaux permettent d’établir une corrélation des forces de dissuasion permettant de dépasser le strict cloisonnement entre forces conventionnelles et nucléaires, les faisant se renforcer mutuellement. Ils permettent également de mieux comprendre la dynamique d’une guerre froide vue comme une Guerre de cinquante ans (8) ayant exigé bien plus que l’appui sur les seules forces nucléaires. De ce point de vue, il est tout à fait concevable d’imaginer la dissuasion nucléaire non comme une fin en soi – l’obtention d’un instrument de prestige national ou encore la sanctuarisation du territoire – auquel cas elle se heurterait effectivement à une impasse, mais bien comme un espace de manœuvre stratégique.

La dissuasion nucléaire ne peut en effet se concevoir que dans un cadre de stratégie intégrale – la grand strategy de Liddell Hart – et, surtout, ne s’envisage que comme dynamique. Une dissuasion figée est une dissuasion perdant de sa crédibilité et, donc, de sa valeur ; elle doit pouvoir être réassurée. La possibilité de conduire des démonstrations de force nucléaire doit, par exemple, pouvoir être utilisée comme une modalité de réassurance de la dissuasion, permettant de démontrer la détermination à l’utiliser. À cette option, qu’elle soit défensive (instrumentalisation d’un essai nucléaire, par exemple) ou offensive (démonstration au large des côtes d’un État adverse (9)), doit pouvoir s’ajouter le renforcement de l’ambigüité de la manœuvre nucléaire. Le fait que tous les Rafale disposent d’une capacité de lancement de l’ASMP-A – et, a fortiori, ceux qui sont déployés en opération – est un avantage indéniable (mais peu mis en évidence), tout comme la possibilité, à terme, de pouvoir détecter le lancement de missiles balistiques par voie spatiale. Pour autant, il semble également logique de ne pas demander plus à la dissuasion qu’elle ne peut apporter ; elle n’apportera pas plus, à l’heure actuelle, qu’elle n’a apporté durant la guerre froide. Dissuader le terrorisme, même nucléaire, est un contresens : il est difficile de faire la guerre à un mode de combat. Combattre les groupes qui l’utilisent ne peut s’envisager qu’au contact et par l’intermédiaire des services de renseignement.

De ce point de vue, il peut être profitable de se poser la question de l’élargissement du spectre des missions attendant nos forces. La fonction de dissuasion – tactique et conventionnelle, ou stratégique et conventionnelle, ou nucléaire – est essentielle mais pas suffisante. Dissuader implique naturellement de savoir combattre. Or, la perception de notre détermination à utiliser la force, y compris sur un plan conventionnel, peut être remise en question par certains acteurs stratégiques. À cet égard, sans doute avons-nous, mais c’est là un autre débat, une conception trop restrictive du « spectre des opérations », qui s’étale des opérations d’assistance aux civils en métropole jusqu’aux opérations de combat majeures. Cette conception nous ferait considérer que telle ou telle opération relève d’une partie de ce spectre, en oubliant parfois que les opérations conduites sont attentivement regardées par des acteurs potentiellement hostiles. À ce titre, la cohérence des actions menées et, au-delà, l’établissement d’une véritable stratégie militaire nationale et intégrée, peuvent constituer de puissants facteurs de mise en cohérence des différentes fonctions stratégiques, dont la dissuasion.

Article publié dans DSI n°47, avril 2009. 

Notes

(1) Hiroshima et Nagasaki étaient pour l’essentiel le fruit d’une conception voyant l’arme nucléaire comme une arme de très haute puissance mais répondant aux mêmes conceptions d’emploi que les armes classiques.

(2) C’est la principale leçon stratégique de la guerre de Corée : la péninsule avait été exclue du périmètre des intérêts américains, faisant percevoir aux puissances communistes une ouverture exploitée par l’invasion du Sud.

(3) Kahn, H., De l’escalade, métaphores et scénarios, Coll. « Liberté de l’esprit », Calmann-Lévy, Paris, 1965.

(4) Cité dans Romer, Jean-Christophe, La pensée stratégique russe au 20e siècle, Coll. « Hautes études stratégiques », ISC/Economica, Paris, 1997, p. 43.

(5) Ibid. p. 43.

(6) À titre d’exemple, une charge de 5 kT – une gamme de puissance basse pour une charge nucléaire – représente le largage de… plus de 22 000 bombes GBU-12. 

(7) Chez John Mearsheimer (Conventionnal Detterrence), par exemple.

(8) Titre d’un ouvrage de Georges-Henri Soutou (Fayard, Paris, 2001).

(9) L’option d’un tir au large de l’URSS avait été envisagée durant la crise de Cuba. 

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