Or, au regard des décisions publiées hier, on constate un nouveau retournement de situation. Certes, comparaison n’est pas raison : les lecteurs de DSI sont bien placés pour savoir que les armées sont très loin d’être les listes de matériels publiées par l’IISS ou Brassey’s. Reste que sur l’échiquier militaire européen, la France a perdu son rang, il est vrai acquis par défaut et non par volonté :

– 15 frégates de première ligne – on a appris que le nombre de FREMM serait réduit à 8 – c’est moins que les 19 britanniques. A vrai dire, c’est même moins que l’Italie (16 ; 14 à terme) et une de plus que les 14 frégates allemandes (nuançons : 11 à terme). Certes, le porte-avions et trois des quatre BPC sont conservés mais le GAN et la protection des SNLE absorberont l’essentiel capacités d’escorte.

– Au plan aérien, à 225 appareils de combat, nous rejoignons la RAF (219 appareils pour l’heure, hors-Reaper qui peuvent être armés). Avantage à la France, son dispositif de projection : 12 MRTT (11 Voyager britanniques) ; une combinaison de 50 A400M/C-130 (contre 32 C-17/A400M à terme) et surtout des unités telles que le 25ème RGA traité il y a peu dans nos pages.

– Au plan terrestre, nos 7 brigades (une brigade perdue), ce sont moins que les 8 allemandes mais cela reste plus que les 5 britanniques de la Reaction force (7 brigades sont disponibles au titre de l’Adaptable force mais qui comptent des forces de réserve). Les Britanniques conservent toutefois 227 chars et les Allemands 350 Leopard 2A6 – contre 200 Leclerc. A la LPM, ensuite, de trancher dans les autres matériels devant être reçus par l’armée de Terre…