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Hyperconnectivité et souveraineté : les nouveaux paradoxes opérationnels de la puissance aérienne

Les évolutions potentielles du Rafale sont nombreuses, y compris dans le secteur de la connectivité. Le standard F4, dont la conception commence, devrait voir ses capacités accrues en la matière. (© Antony Pecchi/Dassault Aviation)

Par Olivier Zajec, maître de conférences en science politique, université Jean Moulin Lyon-III.

À l’horizon 2030, l’efficacité de la puissance aérienne dépendra de trois environnements « fluides » de plus en plus connectés : l’espace aérien, l’espace extra-­atmosphérique et l’espace cybernétique. Suivant cette logique, l’armée de l’Air française envisage l’intégration de plates-­formes et de capteurs aériens dans le cadre d’un « nuage » d’échanges d’informations (combat cloud) permettant d’optimiser la réactivité, la survivabilité et l’efficacité de ses vecteurs. Mais cette évolution capacitaire et doctrinale, stimulée par les promesses d’une connectivité permanente, engendre également une série de paradoxes de nature politique, qu’il serait dangereux de négliger.

La récente entrée en fonction de l’administration Trump, et ses premières déclarations relatives à la stratégie militaire future des États-Unis, ont de nouveau attiré l’attention sur le programme d’avion de combat américain F‑35. Également baptisé Lightning II, celui-ci est l’emblème de l’évolution technologique infocentrée de l’aviation de combat dite de cinquième génération. À ce titre, il constituera l’épine dorsale des capacités aériennes tactiques américaines jusqu’à l’horizon 2040. Mis au point par Lockheed Martin, le F‑35 a été commandé dans le cadre d’un partenariat multinational par le Royaume-­Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, le Canada, l’Australie, le Danemark et la Norvège, et sera livré à la Corée du Sud, au Japon et à Israël par le biais de transferts étatiques d’armements dits Foreign Military Sales (FMS). Le nombre et la diversité de ces partenaires internationaux représentent des enjeux politiquement et stratégiquement majeurs pour les États‑Unis.

En décembre 2016, au moment précis où deux exemplaires du F‑35 sont livrés par Lockheed à Israël, le nouveau président américain déclare pourtant avec fracas que les coûts de ce programme de 5e génération multirôle, fragilisé par des retards, des accidents technologiques et des défauts de conception, sont « hors de contrôle ». Les 200 exemplaires livrés jusqu’ici au Pentagone – sur les 2 400 commandés – ne seront effectivement pas opérationnels avant 2019. Donald Trump n’est pas le seul à exprimer ouvertement ses critiques. Le sénateur John McCain, spécialiste de la dénonciation des « pork barrels », évoque ainsi le programme comme « un scandale et un drame en ce qui concerne le coût, le calendrier et la réalisation ».

Au-delà des polémiques liées aux coûts astronomiques qu’il a effectivement engendrés (environ 1 000 milliards de dollars, ce qui en fait le programme plus onéreux de l’histoire militaire américaine), l’intérêt du F‑35 est surtout d’illustrer les défis technologiques et opérationnels complexes posés à l’aviation de combat future par la fusion de données et les opérations distribuées. Pour les nations qui se sont laissé convaincre de le commander ou pour celles – c’est le cas de la France – qui étudient son architecture pour positionner correctement le curseur de leurs propres systèmes futurs de combat aérien, la question est bien celle de l’équilibre à trouver entre performance technologique, efficacité opérationnelle et souveraineté décisionnelle.

L’avènement de la logique multidomaine et ses conséquences opérationnelles et capacitaires pour l’aviation de combat

Le principe technico-­opérationnel au fondement du F‑35 est simple : imposer un « saut quantique » en matière de performance de la puissance aérienne, en intégrant l’avion de combat dans un réseau d’échange d’informations en temps réel qui en démultiplie les capacités. Cette vision est à relier aux développements doctrinaux fondés sur un combat cloud  désormais pris en compte par toutes les armées de l’air occidentales à la suite de la dynamique impulsée dans ce domaine par les États-Unis. Dès 2012, ceux-ci (par exemple dans leur Joint Operational Access Concept) évoquaient la nécessité d’une « cross-­domain synergy » au travers du concept de « combat multidimensionnel ». En septembre 2015, les aviateurs de l’US Air Force, dans leur Future Operating Concept, positionnent le Command and Control (C2) « multidomaine » comme l’une de leurs cinq priorités stratégiques à l’horizon 2035. L’Air Combat Command américain propose de son côté le concept de Fusion Warfare pour incarner les modes d’action opérationnels liés au combat cloud, terminologie doctrinale désormais officielle. Au travers de cette sémantique « multidomaine » ou « multidimensionnelle », il s’agit bien d’intégrer les actions opérationnelles dans les domaines terre, mer, air, espace et cyber, sans se soucier vraiment de l’armée qui agit : seul l’effet final importe. La logique interarmées est donc dépassée, ou transcendée. « Il ne s’agit plus uniquement, résume Grégory Boutherin, de coordination des actions, mais bien de décloisonnement des espaces et des milieux en pensant la manœuvre de manière globale et intégrée (1) ».

Doctrinalement, cette « vision » n’a rien de révolutionnaire. Bien avant que la mise en forme du concept « multidomaine » ne s’impose au tournant des années 2010, il apparaissait clair que la maîtrise de l’air se jouerait dans tous les espaces fluides, en connexion avec le contrôle spatial – le cyber s’agrégeant assez naturellement à cette vision. La différence fondamentale est néanmoins que dans le « monde d’avant », les nations occidentales pouvaient considérer cette maîtrise des espaces fluides comme un avantage acquis : plus que de supériorité aérienne, elles bénéficiaient d’une forme d’impunité aérienne. Aujourd’hui, avec les progrès des nouvelles puissances régionales et mondiales en pleine ascension en ce début de XXIe siècle, mais aussi le développement exponentiel des technologies et des stratégies intégrales d’anti-­accès, ces mêmes nations occidentales comprennent qu’il va leur falloir combattre durement – sur les plans industriel, technologique et opérationnel – pour conserver ne serait-ce qu’une supériorité aérienne relative.

La vision « multidomaine » est en fin de compte, et plus précisément, une réponse à cette relativisation grandissante – et inquiétante – de la supériorité aérienne occidentale. C’est la raison pour laquelle elle connaît actuellement une accélération certaine, en se positionnant comme un dépassement de la « simple » combinaison interarmées. Le but est bien ici d’illustrer le passage possible d’une logique combinée à une logique synergique, de manière à maîtriser les espaces fluides (mer, air, espace, cyber). L’effet attendu est d’accroître l’incertitude chez l’adversaire en « emballant » à volonté le rythme des opérations. Présentant les actions de l’armée de l’Air à ses homologues américains début 2015, le général Mercier, alors chef d’état-­major de l’armée de l’Air, mettait en avant l’intégration accrue des effets de ses vecteurs lors des opérations au Mali pour illustrer les promesses de cette évolution (2).

Quel impact capacitaire cette transition multivectorielle peut-elle avoir sur l’aviation de combat future ? Si l’on revient au F‑35 comme à l’un des symboles de cette évolution doctrinale, on constate que cette plate-­forme n’est plus pensée comme un « simple » avion, mais comme une centrale de connectivité, un véritable serveur de fusion de données, branché sur un cloud  lui fournissant en temps réel des informations multidomaines sur son environnement « ami » et « ennemi ». L’avion de combat est en somme devenu une sorte d’AWACS en réduction, du nom de ces avions positionnés en haute altitude comme des centres d’information et des relais de communication, qui assurent depuis les années 1970 – en particulier dans l’OTAN – une mission de « direction » à distance des chasseurs. Le rôle des AWACS est encore plus central depuis l’arrivée de la Liaison‑16, qui leur permet de connaître instantanément et de manière permanente l’état, la capacité et la position des chasseurs qu’ils renseignent et orientent dans la troisième dimension.

Cette fonction nodale de « chefs d’orchestre » des AWACS a peu à peu fait évoluer les modes d’action de supériorité aérienne. Et, au bout du compte, leur fonction distributive de fusion et de relais de données est aujourd’hui en passe d’être transférée aux chasseurs eux-­mêmes. Ces derniers seraient dès lors en mesure d’orchestrer à leur tour des essaims de drones capables de percer les défenses ennemies et de tirer eux-­mêmes des missiles air-air pour « nettoyer » le ciel, tout en obligeant les défenses sol-air adverses à dévoiler leur position et leurs capacités. Informés par la transmission d’informations irriguant le réseau auquel ils sont « abonnés », les avions de combat, coordonnées dans un C2 (réseau centralisé de commandement et de contrôle des opérations) global et multidimensionnel, pourraient ensuite « traiter » la menace et dominer l’espace de bataille, en ciblant leurs objectifs à distance avec précision et fulgurance.

Pour bien des analystes, et une part grandissante des opérationnels, l’avenir du combat aérien multidimensionnel dépendra de pistes technologiques précises : la fusion de données, l’automatisation, la capacité de traitement, la robotique, l’intelligence artificielle (3). Ce mix assurerait in fine ce que les Américains dénomment également Spectrum Dominance, soit la supériorité dans tout le spectre des actions opérationnelles. Celles-ci ne correspondent d’ores et déjà plus à un ensemble de tâches séquencées dans des milieux combinés, mais bien à un seul continuum d’effets totalement décloisonnés, fondé sur l’imposition totale du tempo de la manœuvre à la partie adverse, via une « confiscation » du levier multiplicateur informationnel. Résultat : l’adversaire ne voit plus arriver les coups, qu’ils soient trop nombreux (par une maîtrise de la saturation), trop rapides (par la maîtrise de la vélocité) ou très peu détectables (grâce à la maîtrise de la furtivité). D’autant que l’efficience dégagée par cette triple supériorité « VSF » (Vélocité-­Saturation-­Furtivité) promet d’être portée au carré par leur interconnexion transverse avec le concept d’opérations multidimensionnelles. Il apparaît donc relativement évident que les modes d’action futurs seront en grande partie déterminés par la maîtrise de l’information. À dire vrai, pour les aviateurs, ils le sont déjà : l’évolution « multidomaine » récente des grands exercices d’entraînement interalliés « Red Flag » le montre avec éloquence. Aucune réflexion sur le futur de l’aviation de combat ne peut donc échapper à la logique du système de systèmes fusionné autour d’un noyau C4ISTAR (4) où chaque vecteur, qu’il soit piloté directement ou à distance, pourra assurer à tour de rôle la fonction de senseur ou celle d’effecteur.

Sur le papier, et en théorie, le concept de cloud, qui rend possible le levier multiplicateur précédemment décrit, peut donc apparaître séduisant. Le passage du papier à la réalité, outre qu’il n’est pas garanti, ouvre cependant sur des interrogations pour le moins complexes. Si l’on se penche sur la dimension technologique de l’horizon multidomaine, il est intéressant de noter qu’en ce qui concerne la recherche-­développement exploratoire des clouds futurs, les États-Unis disposent d’une avance allant de la domination relative à ce que l’on pourrait appeler une « maîtrise de rupture ». En redéfinissant l’emploi futur de l’aviation de combat – et au-delà, de la puissance aérienne elle-même – sur la base techno-­conceptuelle d’un cloud dont ils orientent la nature, les Américains sont donc, dès aujourd’hui, en position d’en influencer la logique d’architecture, en imposant de nouveaux standards de combat à leurs alliés pour les quarante prochaines années. Ce qui nous ramène à l’exemple du programme F‑35, plate-­forme annonciatrice de cette logique dont l’objectif a précisément été de capter et d’assécher les budgets de recherche et développement des partenaires-­clients (surtout européens), en les acculturant dans un processus de standardisation (et donc de dépendance) opérationnelle et technique. L’interopérabilité entre alliés a bien sûr des aspects éminemment positifs. Le problème est que les défenseurs du tout-OTAN sont rarement prêts à en évaluer lucidement le prix politique.

Combat cloud et souveraineté : quels équilibres ?

Pour que le combat cloud passe du stade du PowerPoint doctrinal incantatoire à celui – plus exigeant – d’un complexe C4ISR-­frappe véritablement efficace dans les opérations réelles, il doit garantir une connectivité permanente et robuste dans le réseau interalliés commun (combat grid), où les capteurs, les effecteurs et les senseurs seront censés interagir en partageant communications, navigation, identification et gestion de données. Or cette connectivité permanente représente à la fois une opportunité et une faiblesse potentielle. Pour en prendre conscience, il faut réinsérer le discours sur le cloud dans le cadre plus englobant de la cyberdéfense. Il est en effet prévisible que la banalisation de l’emploi des drones et la transformation numérique des systèmes de combat obligeront les armées à des investissements de plus en plus importants dans les contre-­mesures et le durcissement cyber, de manière à garantir que l’accès au cloud qui les coordonne ne soit ni piraté ni fragilisé.

Les technologies liées aux transmissions de données sont en effet susceptibles de subir des intrusions, voire d’être copiées par des puissances émergentes souhaitant renforcer leurs propres capacités de déni d’accès. L’objectif des Chinois ou des Russes peut être de gêner les communications, de leurrer les capteurs, en infiltrant au préalable l’architecture réseau du « maître des espaces fluides » qui leur fera face. Dans un tel contexte d’affrontement oblique fondé sur le contournement et la surprise, les failles logicielles potentielles du combat cloud et des plates-­formes qui y sont connectées peuvent se retourner contre eux. Le F‑35, pour reprendre l’exemple emblématique de ce « serveur volant », compte aujourd’hui plus de huit millions de lignes de code. Sa complexité a donné – et donne toujours – lieu à de très nombreux bugs informatiques extrêmement coûteux, et potentiellement dangereux pour la sécurité de ses pilotes. En 2016, 60 % de la flotte américaine actuelle de F‑35 a été clouée au sol pour des problèmes persistants de logiciel. De nombreuses interrogations se font jour sur son degré réel d’exposition à des attaques informatiques de la part du peer competitor chinois, dont les services de renseignement auraient eu accès à une partie de son architecture.

Le big data, condition d’une Common Recognized Operational Picture (CROP) partagée dans les C2, repose sur l’intelligence artificielle. Compte tenu de la maturité – problématique pour le moment – des technologies associées, il ne peut constituer une solution unilatérale en matière stratégique. Si le moins-­disant technologique n’a jamais été une solution, il n’en reste pas moins nécessaire de s’interroger sur le bon positionnement du curseur capacitaire pour garantir le durcissement, la survivabilité et la résilience de l’aviation de combat future. Y compris en mode dégradé, si le réseau d’échange d’informations de nos propres plates-­formes devait être attaqué ou compromis.

Cette série d’interrogations sur la fragilité du combat cloud aux cyberattaques se double d’un questionnement final sur la notion de souveraineté. Le sujet apparaît particulièrement important pour la France : comment concilier l’autonomie stratégique dont celle-ci a fait l’alpha et l’oméga de sa posture de défense et de sécurité (ainsi que le rappellent ses deux derniers livres blancs) et l’insertion dans un combat cloud aérien multidimensionnel dont l’architecture, les contenus et les standards d’abonnements seront dominés selon toute vraisemblance par son allié américain ? Il y a deux manières d’aborder ce dilemme.

La première est de considérer que les intérêts, les valeurs et les principes défendus par la France et les États-Unis étant essentiellement les mêmes, les avantages de la distributivité et de la fusion de données entre armées de l’air – principalement dans l’OTAN – compensent largement les inconvénients d’une dépendance informationnelle consentie vis-à‑vis de Washington. La totalité des opérations aériennes françaises ne s’appuie-t‑elle pas sur le GPS ? L’intégration entre armées de l’air alliées progresse par ailleurs en permanence, comme le montre la récente Initiative stratégique trilatérale (Trilateral Strategic Initiative) créée entre Français, Américains et Britanniques.

Le deuxième angle d’interprétation, plus politique, est aussi moins optimiste. L’élection de Donald Trump en 2016, tout autant que le Brexit survenu la même année, ou encore la décision polonaise de quitter unilatéralement l’Eurocorps en 2017, sans compter la fuite en avant anti-­européenne et national-­islamiste du président turc, ont en effet rappelé que les objectifs de politique étrangère (et les décisions d’engagement qui les traduisent éventuellement en situation de crise) pouvaient diverger rapidement entre alliés, y compris dans le « cercle de famille » de l’Alliance atlantique. De ce point de vue, le combat cloud censé redéfinir les conditions d’emploi interallié de la puissance aérienne peut être regardé sous un autre angle : s’il ne saurait certainement pas être « désinventé », il ne saurait non plus constituer une fin en soi. Contrairement aux nations partenaires du F‑35 qui, après avoir mis un doigt dans la logique fusionnelle du réseau-­centré multidimensionnel risquent d’y voir passer rapidement et sans espoir de retour une grande partie de leur puissance aérienne globale (et de leurs compétences industrielles autonomes, ou ce qu’il en restait), la France a d’autres choix.

Tout en suivant les progrès du combat cloud, il pourrait donc s’avérer prudent de préserver dans le même temps l’autonomie d’appréciation et d’action dont jouit l’armée de l’Air française. Cela pourrait passer – entre autres projets – par le développement d’une liaison de données nationale, complémentaire à la Liaison‑16. Bien loin de la « duplication de capacité », expression intimidante généralement employée pour dissuader les alliés européens de conserver leur autonomie (et leurs emplois), ce type d’initiative, prélude à un combat cloud national, permettrait de garantir une autonomie précieuse vis-à‑vis de l’allié américain. Rien n’empêcherait ce cloud français – avant d’être franco-­européen – de prévoir une compatibilité avec celui de l’Alliance, via des gateways sécurisées. De la même manière, les travaux autour de l’emploi futur des drones associés aux avions de combat sont bien avancés en France : le démonstrateur Neuron en fait déjà foi, dans une optique de coopération industrielle européenne. Un Rafale « chef de meute » d’un essaim de drones, relié à un réseau d’échange d’informations fusionné dans un C2 multidomaine et facilitant la pénétration des défenses adverses et l’entrée en premier, est aujourd’hui envisageable dans un avenir proche. Ces avancées n’auraient que peu de sens si elles n’étaient pas articulées avec le développement de capacités associées, garantissant l’autonomie en matière de fusion de données et d’insertion dans un cloud sécurisé et maîtrisé.

En conclusion, la manière dont la puissance aérienne de combat française évoluera à l’avenir – c’est l’objet des réflexions de haut niveau qui ont été engagées dans l’étude Système de Combat Aérien Futur (SCAF) de l’Armée de l’Air – ressemblera à une navigation difficile entre deux écueils jumeaux. D’un côté, le risque d’une fragilité opérationnelle liée à une dilution précipitée des capacités aériennes de combat françaises dans un cloud interalliés manquant de transparence et de robustesse. Et de l’autre, la menace d’une fragilisation politique par excès de dépendance technologique, qui pourrait bien annuler les bénéfices patiemment construits et entretenus d’une longue tradition d’autonomie stratégique et industrielle.

Article publié dans DSI hors-série n°55, août-septembre 2017.

Notes

(1) Grégory Boutherin, « Un nouveau phénomène conceptuel made in USA : le combat multidomaine », DSI no 127, janvier-février 2017.

(2) Muriel Delaporte, « Général Mercier : vers une intégration accrue des capacités de combat », OPS-Soutien logistique défense, 30 avril 2015.

(3) Hélène Mielcarek, « La place de l’Intelligence artificielle en France », La note du CESA no 114, février 2017.

(4) Command, Control, Communications, Computers, Information/Intelligence, Surveillance, Targeting, Acquisition and Reconnaissance.

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