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La Joint Forcible Entry face à la trouée de Suwalki

Largage de parachutistes dans le cadre d’un exercice JFE. Le concept remet à l’honneur les forces légères. (© DoD)

Par Philippe LANGLOIT, chargé de recherche au CAPRI. Article publié dans DSI hors-série n°48, juin-juillet 2014.

Apparue vers 2010/2011, la Joint Forcible Entry (JFE) doit constituer la réponse aux logiques A2/AD (Anti Access/Area Denial) et permettre le déploiement de force en dépit d’une solide interdiction adverse. Bien qu’elle soit depuis entrée dans le vocabulaire doctrinal américain et, par ricochet, otanien, il convient de s’interroger sur sa réalisation.

Le retour à la guerre

La Joint Forcible Entry n’est pas totalement équivalente à la capacité d’« entrée en premier » qui est l’une des aptitudes clés des armées. Si cette dernière implique d’avoir affaire à une éventuelle opposition dans un contexte où les capacités d’accueil logistiques sont faibles, voire inexistantes, la JFE pose la barre des problèmes plus haut. D’une part, la logistique d’accueil n’est toujours pas présente, à l’instar de l’entrée en premier. Mais, d’autre part, l’opposition attendue est considérée comme forte et plus que probable. L’affaire semble a priori insignifiante du point de vue de la théorie stratégique : par définition, tout adversaire cherchera à s’opposer à la prise d’une zone donnée avec l’ensemble des moyens à sa disposition et avec la plus grande violence. Le problème réside cependant dans l’habitude prise, depuis une vingtaine d’années, à ne rencontrer souvent qu’une hostilité très limitée, permettant d’effectuer des montées en puissance sans être réellement entravé (1).

En ce sens, le fait que le concept de JFE soit de plus en plus fréquemment évoqué renvoie à deux réalités.

C’est premièrement le retour à la vraie guerre, après des opérations où les déploiements sur les théâtres ont été relativement aisés, seulement mâtinés de problèmes d’ordre logistique. Il s’agit d’une véritable mise à l’épreuve des conceptions découlant de la « Transformation » des armées occidentales, où la technologie devait tout à la fois pallier et permettre la réduction des volumes de forces. La masse devait ainsi céder le pas aux effets. Mais cette logique a évidemment montré rapidement ses limites. Ce fut d’abord le cas en Afghanistan et en Irak, mais aussi dans la bande sahélo-­saharienne. De facto, qualité et quantité ne sont pas deux paramètres synonymes ; ils ne sont donc pas totalement comparables. La JFE, de ce point de vue, pourrait jouer un rôle d’avertissement institutionnel en réimposant aux armées le facteur masse.

Deuxièmement, elle met en lumière les conséquences militaires des problématiques liées aux postures d’A2/AD, qui permettent de littéralement « sanctuariser » un territoire donné. En A2/AD, un adversaire mobilise des technologies avancées, particulièrement dans le secteur de la défense aérienne – en particulier les SAM « double digit » (2) –, mais aussi de la défense côtière afin d’accroître ses capacités d’interdiction. Or ces dernières ne sont pas qu’aériennes ou navales : par extension, elles sont aussi terrestres, les armées de terre se projetant rarement par leurs propres moyens. Autrement dit, la sanctuarisation opérée est naturellement interarmées et n’est pas limitée à un seul domaine. Elle est également problématique d’un point de vue stratégique. Traditionnellement, un État défend ses frontières en mettant en place une capacité d’interdiction. Mais la portée des nouveaux systèmes antiaériens ou côtiers permet de projeter une « ombre A2/AD » au-delà de ses frontières. L’affaire est ainsi problématique pour le Koweït, « couvert » par les nouveaux S‑300V iraniens, mais aussi du côté des pays baltes, membres de l’OTAN et donc protégés par l’article 5.

Le dilemme de Suwalki

Le cas des pays baltes est particulier du fait même de leur géographie. Ils se trouvent ainsi isolés entre la mer Baltique, la Suède (neutre), la Biélorussie (qui a conclu des accords de défense avec la Russie) et la Russie elle-­même, Kaliningrad compris. Il n’existe qu’une seule zone de contact avec la masse des pays de l’OTAN : un corridor large de 65 km formant la frontière entre la Pologne et la Lituanie – la « trouée de Suwalki » – par lequel peuvent passer des renforts terrestres, du moins en certains points (3). Or cette trouée est naturellement vulnérable. À l’est, elle débouche sur la Biélorussie, qui resterait, au mieux, neutre en cas de conflit. À l’ouest, c’est l’oblast de Kaliningrad, qui a connu ces dernières années une forte montée en puissance, de récentes estimations évoquant le positionnement de 30 000 hommes. Du point de vue des forces terrestres, la Russie y a déployé des troupes de marine. Elles pourraient être renforcées par de l’artillerie, voire des missiles sol-sol Iskander et SS‑21, qui rendraient délicat tout transit par la trouée.

La Russie a en outre positionné dans son enclave des missiles S‑400, qui couvrent la Lituanie et une bonne partie de la Pologne et de la Lettonie, sachant que les frontières russes vers le nord peuvent aussi accueillir des missiles de ce type couvrant l’Estonie. Ils portent également sur la Baltique, grosso modo jusqu’à l’île suédoise de Gotland. À Kaliningrad se trouvent, de plus, des batteries côtières dotées de missiles SSC‑5 Bastion, supersoniques, de 300 km de portée, et des missiles SSC‑1 Sepal, de 450 km de portée – couvrant là aussi l’île de Gotland, tout en interdisant plus de la moitié du littoral polonais. Cet isolement géographique, accentué par les déploiements A2/AD, pose la question de la menace d’une prise rapide des États baltes par les forces russes en cas de besoin. Plusieurs simulations ont ainsi été réalisées, débouchant systématiquement sur une victoire rapide des forces conventionnelles russes. L’une d’elles, conduite par la RAND (4) et rendue publique cette année, montre que les forces russes opérant vers la Lettonie et l’Estonie l’emporteraient avec 22 bataillons, atteignant les faubourgs de Tallinn et Riga en soixante heures environ.

Elle a ainsi souligné la position intenable des forces de l’OTAN et confirmé la perception de pays baltes « indéfendables ». Avec 12 bataillons, dont une partie arrivée sur place durant la phase de crise préalable à l’invasion, les forces atlantiques ne semblaient pas, a priori, défavorisées. Le ratio était favorable et aurait dû permettre de combattre 36 bataillons russes, si l’on s’en tient à la stricte théorie. Cependant, les analystes notent que les engins otaniens les plus lourds seraient des Stryker américains, les forces baltes ne disposant que de peu d’équipements lourds permettant de contrer les unités blindées russes. In fine, en soixante heures, la mobilisation et la projection de forces adéquates dans les pays baltes paraissent virtuellement impossibles pour l’OTAN. En effet, alors que la Russie mène depuis plusieurs années des exercices surprises avec des dizaines de milliers d’hommes déployés en quarante-­huit heures, l’OTAN estime que la VJTF (Very high readiness Joint Task Force) ne pourra déployer que 600 hommes en quarante-­huit à soixante-­douze heures.

En découle un dilemme :
• ou l’OTAN déploie des forces « pertinentes » dans les États baltes avant même l’occurrence d’une crise. Mais le contexte de la guerre en Ukraine est tel que toute initiative sera vue comme une provocation par Moscou et le risque serait que ce renforcement soit pris comme prétexte à une opération de grande ampleur. La situation est d’autant plus complexe qu’elle implique, cette fois du point de vue de Moscou, la nécessité de conduire des opérations agressives, dans un court laps de temps. Les exercices réalisés depuis plusieurs années y ont préparé les forces russes, qui bénéficient d’un réel processus de modernisation, nonobstant les conséquences sur leur budget des sanctions économiques consécutives à l’invasion de l’Ukraine. À cet égard, la posture politique russe actuelle est en soi dissuasive ;
• ou, au terme d’une invasion des pays baltes, l’Alliance atlantique fait monter les enchères et choisit la contre-­attaque en « forçant » l’A2/AD russe par voie conventionnelle, avec le risque de pertes lié à cette option. La menace d’emploi du nucléaire afin de débloquer la situation est nettement moins probable : la notion de « nucléaire tactique » n’est plus vraiment pertinente. Ce référent de guerre froide n’étant que rarement opératoire, les dissuasions otaniennes/américaines et russes s’annuleraient et feraient repasser la problématique sur le plan conventionnel ;
• ou encore, l’OTAN accepte le fait accompli de la Russie. Mais, ce faisant, l’organisation courrait le risque de voir imploser la crédibilité de la garantie de sécurité offerte par l’article 5, et donc sa propre légitimité. Sa survie serait ainsi directement menacée. Et il va de soi qu’un délitement de l’OTAN serait pour Moscou la plus grande victoire politique engrangée depuis 1945.

In fine, du point de vue otanien, il n’y a donc que de mauvaises options. La moins politiquement risquée est paradoxalement la conduite d’une JFE, mais même cette dernière serait délicate à plus d’un titre. D’une part, elle présupposerait que les alliés soient effectivement solidaires avec les États baltes. Au-delà de l’actuelle opération de « réassurance » visant à leur démontrer la solidité des liens politiques, il faudrait alors envisager la possibilité de pertes substantielles. Il s’agirait également de faire face au spectre d’une guerre avec Moscou, avec tout ce que cela peut charrier comme représentations politiques plus ou moins pertinentes. La figure de la « troisième guerre mondiale », nucléaire, serait ainsi probablement mobilisée dans les pays de l’OTAN, par panique politique et méconnaissance de la stratégie et, en Russie, par la propagande (5).

D’autre part, un certain nombre d’inconnues subsistent. Le positionnement stratégique de la Suède, notamment, reste sujet à discussions. L’attitude agressive de la Russie à son égard a déclenché un débat sur son adhésion à l’OTAN, l’opinion publique semblant évoluer en ce sens (6). Il n’est pas totalement impossible qu’elle annonce son adhésion au moment même où les opérations russes seraient en cours – une posture ayant pour avantage d’éviter de jouer la provocation. Cela permettrait ainsi aux forces de l’OTAN d’opérer depuis son espace aérien, élargissant considérablement leur liberté de manœuvre en ne « canalisant » pas les voies d’accès et, donc, en rendant plus complexe la défense aérienne de la zone par la Russie. Une autre inconnue touche au positionnement de la Russie. Elle pourrait rapidement procéder à une annexion des trois États en cas de réponse défensive considérée comme anecdotique, ce qui modifierait la structure même du conflit, au moins sur le plan juridique.

Mener une JFE ?

Reste la question de savoir comment mener une JFE. Actuellement, l’Alliance atlantique estime qu’il est possible de déployer, par l’intermédiaire de la VJTF, 30 000 hommes en une semaine – soit cent soixante-­huit heures, cent de plus qu’il en faudrait à la Russie pour envahir les États baltes et renforcer ses positions, notamment du point de vue de la défense aérienne. Dans pareil cadre, la réussite d’une opération terrestre de grande envergure passerait immanquablement par la conduite de frappes visant la destruction des batteries de S‑300/400 basées à Kaliningrad, sachant que ces dernières sont assez peu mobiles et peuvent être repérées dès le temps de paix. En retour, l’acquisition de la supériorité aérienne permettrait la neutralisation de l’artillerie positionnée à Kaliningrad, qui apparaît également comme une nécessité. Seule cette action pourrait garder ouverte la trouée de Suwalki, autorisant l’afflux de forces blindées/mécanisées vers la Lituanie et la Lettonie.

Ce double mouvement ne serait pourtant pas une garantie en soi de succès : durant le temps nécessaire à la destruction des sites SAM russes, les forces de Moscou pourraient entrer en Estonie par voie terrestre en ne rencontrant que peu de résistance ; il faut cependant noter que le terrain n’est pas favorable à une progression rapide. Il y a là, pour les forces de l’OTAN, de véritables opportunités tactiques, par la conduite d’un combat de retardement. La plupart des exercices JFE de ces derniers mois mettent systématiquement en évidence l’usage de parachutistes. Une belle revanche pour une arme considérée, il y a quelque temps encore, comme un gisement de réductions des structures de force. Si les forces aéroportées sont suffisamment bien dotées en armes antichars, elles sont ainsi en mesure de s’engager dans une techno-­guérilla aux rationalités similaires à celles des troupes finlandaises contre l’URSS, en 1939‑1940.

Le maintien de l’ouverture de la trouée de Suwalki permettrait également le déploiement d’hélicoptères de combat et de leurs impedimenta, à des altitudes suffisamment basses pour réduire les capacités des systèmes antiaériens russes de longue portée. De même, les forces otaniennes pourraient engager des appareils de combat en appui des forces légères déployées. Les forces mécanisées ayant emprunté la trouée interviendraient également, en deuxième échelon. Cette vision est cependant largement théorique : elle présuppose qu’un volume de forces suffisant soit effectivement prépositionné en Pologne, ce qui est tout sauf garanti. L’annonce de l’ouverture de quartiers généraux de l’OTAN dans les pays d’Europe centrale ne s’accompagne que de déploiements limités à quelques dizaines d’hommes. Les forces devraient donc se projeter depuis l’Allemagne et les autres pays européens, en sachant que les forces américaines immédiatement disponibles se résument au 2e régiment de cavalerie sur Stryker (et ses quatre escadrons)  et à la 173e brigade aéroportée de Vicenza (Italie) (7), en plus d’unités engagées dans des exercices (8).

Par conséquent, les forces polonaises se retrouveraient ainsi en première ligne. Le dispositif est cependant amené à évoluer. D’une part, parce que les forces allemandes participent de plus en plus souvent à des exercices comportant une projection. D’autre part, parce que l’US Army entend déployer une brigade supplémentaire en Allemagne en 2017, tout en ouvrant à nouveau des bases similaires aux POMCUS (Prepositioning Of Materiel Configured in Unit Sets) de la guerre froide. Le matériel stocké n’attendrait alors que les soldats en provenance des États-Unis. Le doute subsiste encore sur la position géographique de ces stocks, les officiels de l’OTAN parlant de « flanc est (9) ». Au-delà, il y a également un paradoxe pour les armées des pays membres de l’OTAN, qui se sont structurées, équipées et entraînées ces vingt dernières années en vue de projections de forces relativement légères sur de très grandes distances, et qui devraient en revenir à une projection intraeuropéenne, avec des moyens nettement plus lourds. Si les forces parachutistes regagnent, on l’a vu, en légitimité, c’est donc aussi le cas pour les forces chargées de la logistique de transport, notamment ferroviaire, totalement délaissées durant tout ce temps (10)

Une JFE pourrait également concerner les forces amphibies. En février 2011, le général Amos, alors commandant l’USMC, confiait ainsi à DSI : « Nous restons vigilants sur les menaces Anti-­Access/Area Denial (A2/AD) proliférant de par le monde. Cette famille de menaces provenant de roquettes guidées, d’artillerie, de mortiers, de missiles et de mines (G‑RAMM‑M) et d’autres systèmes sous-­marins pose un défi à la puissance de capacités de projection des forces expéditionnaires à la mer et menace l’aptitude du DoD à prévenir, à dissuader et à se préparer pour une large gamme de conflits ». Il poursuivait : « Nous continuons aussi à participer à l’US Army Joint Forcible Entry Warfighting Experiment (JFEWE), en examinant les capacités nécessaires à la conduite d’opérations d’entrée en force aéroportées et amphibies. C’est important de se rappeler que nous sommes des Marines et que nous avons une longue histoire d’accomplissement de choses dont les gens ont dit que c’était difficile ou impossible. (11) » Reste, là aussi, qu’il est nécessaire de neutraliser les défenses côtières, sans compter la difficulté logistique – là encore – à mettre en place une opération de grande envergure en moins d’une centaine d’heures.

Difficile, mais pas impossible

In fine, si les pays baltes sont indéfendables en l’état, cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne peuvent être reconquis, même si l’option apparaît plus que délicate. Certes, nombre d’États se sont déployés dans la zone, dans le cadre de l’opération de réassurance, permettant au passage de réapprendre les fondamentaux de la logistique. Mais force est également de constater que ces déploiements ont été effectués, la plupart du temps, par voie maritime, sans opposition de la part de la Russie. On peut s’interroger sur l’aptitude des différentes armées à procéder à des projections, par voie terrestre ou aérienne, sous très court préavis, de forces mécanisées. En ce sens, si les auteurs de la simulation de la RAND s’inquiètent de l’inadaptation des véhicules 8 × 8 aux opérations dans les pays baltes – et particulièrement vers la frontière avec la Russie –, il faut aussi constater que ceux-ci semblent naturellement se prêter à une mobilité opérative. Qu’ils puissent effectivement emprunter la trouée de Suwalki est une autre affaire… 

Article publié dans DSI hors-série n°48, juin-juillet 2014.

 

Notes

(1) Le cas d’école en la matière est « Tempête du désert » : le déploiement coalisé est monté en puissance durant plus de cinq mois sans être remis en cause. Durant « Iraqi Freedom », la seule entrave a été un tir de missile de croisière irakien, pourtant non détecté, en direction du principal port de débarquement koweïtien. En Afghanistan, au Mali, en Libye, le déploiement des forces n’a rencontré aucune opposition. Dans les Balkans, le seul point potentiellement délicat fut l’atterrissage à l’aéroport de Sarajevo, un G222 italien étant abattu.

(2) Soit les SA‑10 et supérieurs, dont la prolifération est actée à l’échelle mondiale. Voir Corentin Brustlein, Étienne de Durand et Élie Tenenbaum (entretien), « Suprématie aérienne. “C’est tout le modèle occidental de l’intervention extérieure qui est en jeu” », Défense & Sécurité Internationale, no 114, mai 2015. Voir également, des mêmes auteurs, La suprématie aérienne en péril. Menaces et contre-
stratégies à l’horizon 2030, coll. « Stratégie aérospatiale », La Documentation française, Paris, 2014.

(3) En particulier, deux autoroutes et une liaison ferroviaire. Le terrain, où alternent champs humides, forêts et lacs, semble peu propice à des déplacements qui ne soient pas canalisés.

(4) David A. Shlapak et Michael W. Johnson, « Reinforcing Detterrence on NATO’s Eastern Flank. Wargaming the Defence of the Baltics », RAND Corporation, Santa Monica, 2016, http://www.rand.org/pubs/research_reports/RR1253.html.

(5) Laquelle n’hésitait pas, lorsqu’un débat sur l’adhésion de la Suède l’OTAN s’ouvrait, à évoquer les effets de l’hiver nucléaire sur la Scandinavie.

(6) « Semblant » dès lors que les sondages réalisés ne présentent qu’un faible échantillon (1 000 répondants), avec une marge d’erreur de plus de 2 %, et avec des attitudes favorables à une adhésion de 41 % de la population, contre 39 % d’attitudes défavorables.

(7) D’autres unités relèvent de l’US Army Europe, mais uniquement lorsqu’elles sont effectivement déployées sur le théâtre européen.

(8) Une troisième brigade, normalement basée à Fort Stewart,
effectue ainsi la rotation d’unités subordonnées en Europe de l’Est.

(9) Andrew Tilghman, « More U.S. troops deploying to Europe in 2017 », Military Times, 2 février 2016.

(10) Le train n’est cependant une option viable que jusqu’à Varsovie environ : au-delà, les nœuds de communication sont vulnérables à des frappes balistiques russes, un déploiement par voie routière apparaissant comme plus sûr.

(11) James Amos (entretien), « Les Marines parlent », Défense & Sécurité Internationale, hors-série no 16, février-mars 2011.

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