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Un exemple d’hybridation : évolutions organisationnelles et tactiques terrestres du LTTE

Utilisation d’une DShK de 14,5 mm. Si les Tigres tamouls ont été capables de mener des actions de nature régulière, leur principal mode d’action est resté lié à la guérilla. (© Tamilnet)

Par Adrien Fontanellaz, membre du comité du Centre d’histoire et de prospective militaires de Pully (Suisse), cofondateur du blog collectif L’autre côté de la colline. Article paru dans SDI n°126, novembre-décembre 2016.

Avant son élimination en avril 2009 par les forces sri-lankaises loyalistes, le LTTE (Liberation Tigers of Tamil Eelam) a longtemps été l’exemple type d’un mouvement hybride capable d’utiliser un large éventail de modes opératoires allant de l’action terroriste ponctuelle à l’interception sur mer de convois maritimes ennemis.

Si la branche navale du LTTE, les Sea Tigers, constitue sans doute l’exemple le plus abouti des capacités d’innovation dont a pu faire preuve le mouvement insurgé tamoul (1), ce dernier est également parvenu sur le plan terrestre à mettre en échec à de nombreuses reprises les forces armées sri-lankaises, très supérieures en effectifs et en matériels.

Les guerres de l’Elam

Héritier des Tamil New Tigers, le LTTE est né le 5 mai 1976. Alors qu’il n’était à l’origine que l’un parmi les dizaines de groupuscules tamouls ayant opté pour la lutte armée, il parvint ensuite à s’imposer comme le leader incontesté de la mouvance indépendantiste, en éliminant ses rivaux les uns après les autres. Dans le même temps, il étendait son influence hors de la péninsule de Jaffna – son berceau originel – et établissait des sanctuaires dans les jungles de la région du Wanni tout en lançant des actions de guérilla dans les trois districts de l’est du Sri Lanka : Trincomalee, Batticaloa et Ampara.

D’octobre 1987 à mars 1990, le LTTE combattit l’Indian Peace Keeping Force (IPKF) déployée par New Delhi afin de mettre fin au conflit opposant insurgés tamouls et gouvernement sri-lankais. Après une phase semi-conventionnelle de quelques semaines durant laquelle il tenta d’empêcher les forces indiennes de prendre la ville de Jaffna, le LTTE se replia dans les jungles du Wanni et se limita à des actions de guérilla jusqu’au départ des troupes indiennes. À peine trois mois plus tard, les hostilités éclatèrent à nouveau entre le gouvernement sri-lankais et le LTTE et ne furent réellement interrompues qu’en 2002 (2). La guerre reprit en 2006 et s’acheva enfin en mai 2009 avec la destruction du LTTE et la mort de ses principaux dirigeants. Schématiquement, le LTTE opéra donc principalement en tant que mouvement de guérilla de 1983 à 1990 puis adopta ensuite une pratique hybride  mêlant actions de guérilla et opérations conventionnelles dans le Wanni et la péninsule de Jaffna, tout en continuant à lancer essentiellement des actions de guérilla dans l’est.

Le facteur Prabhakaran

Les premières années, les activités du LTTE, qui ne comptait en 1982 qu’une quarantaine de membres, se limitèrent à l’assassinat de policiers ou de civils considérés comme des traîtres à la cause tamoule, ainsi qu’à l’attaque de banques afin de financer son combat. Son évolution est indissociable de celle de son principal architecte, Velupillai Prabhakaran, qui en resta le maître incontesté jusqu’à sa disparition, instaurant pour ce faire un véritable culte de la personnalité.

Le leader tamoul plongea dès l’adolescence dans la lutte armée et la clandestinité. Autodidacte, il était aussi un grand lecteur aux goûts éclectiques. Outre les classiques de la littérature tamoule, il était friand de magazines sur les armes à feu et se passionna pour les écrits de Chandra Bose, le leader indépendantiste indien, mais s’intéressa aussi à ceux de Che Guevara, qu’il se fit traduire en tamoul, ainsi qu’aux récits des campagnes de Napoléon. Ces influences intellectuelles allaient l’aider à forger un mouvement tourné avant tout vers l’action armée, imposant à ses membres une discipline rigoureuse associée à un puritanisme marqué, et dont l’idéologie, si elle empruntait beaucoup au vocabulaire marxiste, était avant tout nationaliste. Il instaura une éthique militaire se réclamant par certains aspects de l’héritage des anciennes castes guerrières tamoules (3) et prônant une dévotion absolue à la cause. À compter de 1984, les nouveaux membres se virent remettre une fiole de cyanure, le Kupi, au moment de leur prestation de serment au mouvement et à son leader, afin de leur permettre de ne pas tomber vivants aux mains de l’ennemi. Dès la seconde moitié des années 1980, ses militantes eurent la possibilité de combattre au sein d’unités entièrement féminines. Velupillai Prabhakaran s’entoura rapidement d’un noyau de fidèles dévoués parmi lesquels allaient apparaître des chefs militaires compétents, qui accompagnèrent la transformation du mouvement en armée semi-conventionnelle, à l’image des colonels Balraj (alias Kandiah Balasegaran), Karuna (Vinayagamoorthy Muralitharan) ou encore Theepan (Velayuthapillai Baheerathakumar).

Comme les autres groupes insurgés tamouls, le LTTE bénéficia d’un soutien indien entre 1983 et 1987, 200 de ses militants étant entraînés directement par le RAW (4). Delhi prit garde de préserver son autonomie en créant également ses propres camps d’entraînement en territoire sri-lankais, tout particulièrement dans le Wanni, où les nouvelles recrues étaient soumises à un entraînement de base politico-militaire de trois mois. Au fil des années, une infrastructure complète de formation de ses membres fut développée, avec des cours avancés dans différentes matières ainsi que des écoles d’officiers. Le mouvement organisa aussi un complexe réseau international afin de de se financer et d’acquérir des armes de manière autonome. De plus, la mise en place de nombreux ateliers lui permit de produire des armes et des munitions rustiques. Outre une variété de modèles de mines et de grenades, ses techniciens développèrent des mortiers de différents calibres dont les tubes étaient en aluminium ou en fonte et les obus propulsés par de la poudre noire. Les premières générations de mortiers, relativement peu efficaces, permirent cependant de maintenir les garnisons gouvernementales sous une pression continue au moyen de tirs de harcèlement. En 1990, le LTTE déploya un nouveau modèle, le Pasilan 2000, capable de projeter des charges de 30 kilos à un kilomètre. L’arsenal endogène du LTTE se diversifia encore par la suite, notamment par l’ajout de lance-roquettes multiples.

Les gros bataillons

La structure organisationnelle militaire du LTTE fut définie dès le début des années 1980. Elle comprenait plusieurs régions, dont les commandants étaient nommés directement par le dirigeant du mouvement. Ces dernières chapeautaient à leur tour un nombre variable de zones, auxquelles étaient rattachées les unités de combat, le plus souvent des sections d’une quinzaine de combattants. Dès la seconde moitié des années 1980, l’existence d’un réseau de communication radio sophistiqué donna au tout une très grande flexibilité opérationnelle et tactique, les unités pouvant facilement être rattachées à d’autres commandants de région ou de zone en fonction des besoins. Le LTTE fut ainsi en mesure de coordonner l’attaque simultanée de la plupart des infrastructures du TELO (Tamil Eelam Liberation Organization) – un de ses principaux rivaux – dans la péninsule de Jaffna, le 29 avril 1986. De manière générale, les commandants locaux bénéficiaient d’une réelle autonomie tactique, mais étaient tenus de soumettre des comptes rendus très détaillés de leurs engagements aux échelons supérieurs, qui n’hésitaient en retour pas à enquêter pour en vérifier la véracité. Chaque perte de militant devait par exemple être documentée. Dans le même temps, et malgré la structure très hiérarchisée du système, une attention particulière était portée à la promotion des cadres au mérite, et il était attendu de ceux-ci qu’ils commandent leurs hommes de l’avant.

À partir de la reprise de la guerre civile en 1990, le mouvement commença à lancer avec succès des assauts de grande ampleur contre les bases de l’armée. Le 10 juillet 1990, après avoir massé des milliers de militants, le LTTE attaqua la base d’Elephant Pass, mais se heurta à la farouche résistance de sa garnison, ainsi qu’à une opération de secours de grand style lancée par l’armée. Après une bataille acharnée qui dura plusieurs semaines, les militants finirent par battre en retraite et se disperser, non sans avoir infligé et subi de très lourdes pertes. Peu après, le mouvement restructura son appareil militaire en standardisant ses unités de combat, constituant ainsi des sections, pelotons et compagnies, qui restaient cependant placés sous le contrôle opérationnel des commandants de zone et de région. L’étape suivante fut franchie avec l’activation de la Charles Anthony Padaippirivu (unité Charles Anthony) le 10 avril 1991. Sa structure était bataillonnaire et son effectif, de 1 500 hommes. Une autre unité équivalente, la Jeyanthan Padaippirivu, vit le jour le 4 mai 1993.

Le 11 janvier 1996, le LTTE forma aussi une unité totalement féminine, la Sothia Padaippirivu, à laquelle s’ajouta la Malaathy Padaippirivu la même année. L’existence d’autres unités d’infanterie, comme les Anbarasi Padaippirivu, Mathana Padaippirivu et Vinothan Padaippirivu est attestée, mais il reste le plus souvent extrêmement difficile d’en évaluer la taille réelle, puisque le mot padaippirivu signifie simplement « unité » et se voit souvent traduit par des termes aussi variables que « régiment », « brigade » ou même « division ». En revanche, le mouvement attacha beaucoup d’importance à développer un fort esprit de corps au sein de ces unités, celles-ci recevant leurs propres drapeaux, publiant parfois leurs historiques ou disposant de leurs devises : « Do or Die » pour la Charles Anthony Padaippirivu ou « We will go anywhere, we will win anything » pour la Jeyanthan Padaippirivu (5).

Les Tigres ont également créé plusieurs unités d’appui spécialisées. La Kutti Sri Padaippirivu était chargée de la mise en œuvre des mortiers ; l’artillerie lourde, composée d’obusiers D-20 de 152 mm et D-30 de 122 mm ainsi que de canons Type 59-I de 130 mm, incombait à la Kittu Padaippirivu, qui chapeautait à ses débuts, au milieu des années 1990, six batteries et une école spécialisée (6) ; la Ponnamman Padaippirivu était spécialisée dans la guerre des mines ; et l’unité Victor était chargée de la lutte antichar et de la mise œuvre des quelques chars et véhicules de transport de troupes possédés par le mouvement. Enfin, plusieurs forces de commandos ou de gardes du corps virent le jour, à commencer par l’Imran-Pandian Padaippirivu le 2 octobre 1992, suivie en 1997 par le commando Léopard, fort de plusieurs compagnies dont les éléments avaient été recrutés dans d’autres unités avant d’être réentraînés, et par la Radha Padaippirivu, fondée en 2002 (7).

Ce sont pourtant les Black Tigers qui constituèrent l’unité spéciale la plus connue du mouvement, du fait de leurs attaques suicides. Ils opéraient en étroite coordination avec le Tiger Organization Security Intelligence Service (TOSIS) et étaient considérés comme une élite au sein du LTTE, où ils bénéficiaient d’un prestige immense. Les Black Tigers ne constituaient pas une unité séparée permanente et leurs membres demeuraient affectés à leurs unités d’origine – où leur affiliation restait secrète – avant de les quitter en prétextant une permission lorsqu’une mission leur était attribuée. Ces dernières faisaient, dans la plupart des cas, l’objet d’une préparation et d’une planification soignées, et les Black Tigers sélectionnés suivaient ensuite un entraînement spécifique. De plus, dans certains cas, comme celui des opérations commandos, leur engagement ne devait pas forcément se traduire par la mort des opérateurs – pour autant que la mission soit remplie –, et ce même s’ils portaient généralement une veste explosive qu’ils pouvaient actionner au besoin. Les Black Tigers répondaient donc à un concept particulier puisqu’ils pouvaient être assimilés à la fois à des forces spéciales et à des kamikazes.

À l’autre extrémité du spectre, le LTTE, qui avait dès ses débuts recouru à des civils afin de soutenir ses unités de combat, leva plusieurs entités miliciennes dont au moins une partie des membres avaient reçu un entraînement militaire sommaire. Trois milices, désignées « forces », virent ainsi le jour : la Eela Padai (force Eela), la Grama Padai (force rurale) et la Thunai Padai (force de support). Ces miliciens furent utilisés en masse à plusieurs reprises afin de renforcer les unités combattantes régulières, au prix de très lourdes pertes.

Guerre de position

Les Tigres se lancèrent très tôt dans des batailles défensives, notamment en octobre 1987 lorsqu’ils tentèrent d’empêcher l’IPKF indienne de prendre Jaffna. Opérant en petits groupes se fondant dans la population, ils multiplièrent les embuscades et disséminèrent mines et pièges, souvent actionnés à distance au moyen de câbles électriques, sur l’ensemble des axes menant à la ville. Outre cette présence massive d’Engins Explosifs Improvisés (EEI), les Indiens avaient alors relevé la qualité des positions défensives ennemies, bien protégées et disposées de façon à se couvrir mutuellement, le nombre important de snipers embusqués dans les arbres ou les réservoirs d’eau, et la bonne discipline de feu des combattants tamouls. In fine, il fallut deux semaines aux forces indiennes, appuyées par des T-72 et des véhicules de combat d’infanterie, pour prendre Jaffna après avoir contraint le LTTE, qui avait subi des pertes très élevées, à se disperser – au prix cependant de 293 tués et 1 069 blessés et de l’anéantissement d’un commando qui avait été héliporté sur le campus de la ville pour éliminer les dirigeants du mouvement.

Les Tigres se montrèrent par la suite de plus en plus prompts à établir de véritables positions fortifiées. Dès la fin des années 1980, nombre de leurs bases, bénéficiant déjà du couvert offert par la jungle, étaient défendues par des bunkers enterrés. À la fin de la décennie, le camp abritant Velupillai Prabhakaran incluait ainsi des abris creusés à 10 mètres sous terre ainsi que des tunnels d’évacuation. Lors de la première bataille d’Elephant Pass, en juillet 1990, les insurgés entourèrent le camp assiégé de deux lignes de tranchées ; une tranchée avancée creusée parfois à moins de 200 mètres des positions ennemies et une seconde où se massaient les forces d’assaut. Des bunkers soigneusement camouflés et consolidés par du béton et des rails de chemin de fer ainsi qu’un réseau de tranchées de communication renforçaient le tout. Quelques années plus tard, le LTTE, s’inspirant des tactiques de l’armée sri-lankaise, eut recours à un autre type de position défensive sous la forme de levées de terre pouvant s’étendre sur des kilomètres. Celles-ci étaient précédées d’une tranchée, souvent remplie d’eau, ainsi que d’un champ de tir dégagé truffé d’EEI. Des positions de tir séparées d’une centaine de mètres étaient aménagées dans la levée même, et cette dernière était construite en L afin de permettre des tirs d’enfilade contre l’assaillant.

Cependant, les méthodes défensives du LTTE tout au long de la seconde moitié des années 1990 s’avérèrent surtout dynamiques. Après avoir détecté l’axe d’avance principal de l’ennemi, des forces étaient dépêchées face à celui-ci pour livrer un combat retardateur, utilisant surtout une combinaison de tirs de mortiers, d’artillerie, d’EEI et d’embuscades, mobiles ou menées depuis des positions préparées. Une fois l’élongation des lignes ennemies suffisante, d’autres unités lançaient alors des attaques de flanc. Cette tactique employée à plusieurs reprises s’avéra efficace parce que, d’une part, les gouvernementaux ne pouvaient pas lancer plusieurs grandes opérations simultanées et que, d’autre part, la supériorité informationnelle du LTTE dans le Wanni était totale.

Vagues incessantes

Les Tigres firent très tôt appel aux Vehicule-Borne Improvised Explosive Devices (VBIED) afin de pallier leur manque d’armement lourd. Le 3 juin 1987, un camion au blindage improvisé et rempli d’explosifs fut utilisé pour attaquer un bâtiment tenu par l’armée dans Jaffna. La détonation fut aussitôt suivie par un assaut en règle mené par une cinquantaine de militants. Le 5 juillet, un autre camion fut lancé par son conducteur contre un lycée abritant une garnison de l’armée et fut là aussi le prélude à une attaque d’infanterie. Du fait de la mort volontaire du conducteur du véhicule, le 5 juillet devint par la suite la journée de commémoration des Black Tigers. À partir de 1990, le LTTE ajouta à son arsenal des blindés de fortune réalisés par l’assemblage de plaques de métal sur des châssis de bulldozer. Enfin, des Black Tigers furent utilisés à de nombreuses reprises afin de s’infiltrer dans le dispositif ennemi et d’y semer la confusion, facilitant ainsi les assauts de l’infanterie conventionnelle.

Les méthodes offensives du LTTE se complexifièrent dans la seconde moitié des années 1990, grâce à la montée en puissance des Sea Tigers et à la mise en service d’unités d’artillerie ainsi que celle d’une poignée de T-55 capturés à l’ennemi. Ainsi, durant l’opération « Unceasing Waves II » lancée le 27 septembre 1997 et qui aboutit à la prise de Kilinochchi, l’assaut des Tigres débuta avec l’infiltration de commandos, couverts par des tirs de mortiers et d’artillerie. Ces derniers balisèrent les itinéraires d’approche les plus adaptés pour le gros de l’infanterie et servirent d’observateurs avancés pour l’artillerie dont ils guidèrent les tirs de manière plus précise. Enfin, l’assaut d’infanterie fut précédé par l’avance de VBIED – en l’espèce, des blindés capturés transformés pour l’occasion.

Ce processus de perfectionnement graduel résultant de l’acquisition puis de la maîtrise de nouveaux systèmes d’armes et surtout de l’expérience accumulée lors des opérations successives menées contre l’armée sri-lankaise atteignit son point culminant avec l’opération « Unceasing Wave III ». À l’issue de celle-ci, en avril 2000, le LTTE coordonna plusieurs débarquements amphibies, des raids de commandos et de Black Tigers contre les arrières de la garnison d’Elephant Pass afin de neutraliser son artillerie avec des assauts combinés associant chars, infanterie et artillerie et surtout une approche graduelle visant à isoler les forces ennemies, avant de provoquer leur effondrement, notamment du fait de la capture de leur seule source d’eau potable.

Conclusion

La transition opérée par le LTTE vers une force semi-conventionnelle lui permit d’arriver à une situation de parité avec l’armée sri-lankaise, mais cette dernière ne fut que temporaire, comme allait le démontrer l’évolution du conflit entre 2007 et 2009. Au demeurant, l’efficacité de son répertoire tactique et opératif ne doit pas être surévaluée, car les pertes subies étaient le plus souvent équivalentes à celles infligées à l’adversaire tout au long des années 1990.

Article paru dans SDI n°126, novembre-décembre 2016.

Pour aller plus loin…

M. R. Narayan Swamy, Inside an Elusive Mind, Vijitha Yapa Publication, 2003.

Maj. Gen. Harkirat Singh, Intervention in Sri Lanka:The IPKF Experience Retold, Manohar, 2007.

Channa Wickremesekera, The Tamil Separatist War in Sri Lanka, Routledge, 2016.

Joanne Richards, An Institutional History of the Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE), Centre on Conflict, Development and Peacebuilding, CCDP Working Paper 10, 2014.

Notes

(1)  Voir Hugues Eudeline (entretien), « Sea Tigers : de la montée en puissance à la défaite », DSI, no 72, juillet-août 2011.

(2)  Le cessez-le-feu de janvier 1995 resta sans lendemains et ne dura que quelques mois.

(3)  Dharmeratnam Sivaram, « On Tamil Militarism » (http://tamilnation.co/forum/sivaram/index.htm), 1992.

(4)  Research and Analysis Wing, agence de renseignement extérieur indienne.

(5)  Dharmeratnam Sivaram, « War is far from over – Whats behind LTTE’s recent recruitement drive? », 18 novembre 1998 (http://tamilnation.co/forum/sivaram/index.htm) ; « Charles Anthony Brigade celebrates 15th anniversary of inauguration », Tamilnet, 11 avril 2006 (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=17735) ; « Pirapaharan extols Jeyanthan Brigade on 12th anniversary », Tamilnet, 5 mai 2005, (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=79&artid=14818) ; « LTTE commemorates first women martyr », Tamilnet, 10 octobre 2003, (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=10084) ; « Peace process is a rudderless boat – Kousalyan », Tamilnet, 29 juillet 2004, (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=12549) ; « Fourteenth anniversary of Major Sothia commemorated », 12 janvier 2004 (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=10925) ; « Fighters killed in Vavunathivu SLA camp attack remembered », Tamilnet, 7 mars 2003, (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=8485) ; « Commander Vinothan’s eight anniversary commemorated », Tamilnet, 28 mai 2003, (https://www.tamilnet.com/art.html?catid=13&artid=9083).

(6)  Dharmeratnam Sivaram, 18 novembre 1998, art. cit.

(7)  « LTTE Passing-out Parade Hit », Sri Lanka Guardian, 11 octobre 2007, (http://www.srilankaguardian.org/2007/10/ltte-passing-out-parade-hit.html) ; Dharmeratnam Sivaram, « War is far from over – Whats behind LTTE’s recent recruitement drive? », art cit.

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