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L’avenir du préstratégique nucléaire en Europe

Décollage d’un F-16C américain. À l’exception des Tornado italiens et allemands, ce serait le principal vecteur des armes sous double clé. (© US Air Force)

Par André Dumoulin, attaché à l’Institut Royal Supérieur de Défense (IRSD-Bruxelles), professeur à l’Université de Liège. N’engage pas les institutions de référence. Article publié dans DSI HS n°35, avril-mai 2014.

Les armes nucléaires en Europe ont toujours fait partie du paysage de la guerre froide, les stocks en face-à-face se comptaient en milliers de têtes. En post-guerre froide, elles n’ont pas disparu complètement. Les systèmes de très courte portée ont été progressivement retirés, démantelés ou même reconditionnés pour d’autres systèmes d’armes[1], et cela concerna les « propriétaires » français, britanniques (avec les bombes WE-177 bases RAF en Allemagne), les Russes (avec le retrait des arsenaux localisés dans les pays d’Europe centrale, orientale et dans les Républiques périphériques) et les Américains (déploiements nucléaires tactiques dans un certain nombre de pays alliés et en mer). La « paix chaude » autour de la crise ukrainienne repose aujourd’hui la question des stocks résiduels et de leurs fonctions actuelles et à termes prévisibles.

La fin de la guerre froide et le recul des frontières « idéologiques » avaient entraîné l’obsolescence de certaines charges nucléaires (obus, mines, têtes sol-air, charges anti-sous-marines, ogives pour missiles sol-sol courte portée) parallèlement au renforcement de la sécurité, de la sûreté et de la crédibilité des systèmes nucléaires maintenus dans les arsenaux en Europe. En outre, leur caractère spécifique, la volonté de maintenir un discours dissuasif pertinent et la nouvelle géopolitique imposèrent de modifier la sémantique. La terminologie de tactique s’effaça au profit d’un vocabulaire davantage doctrinal avec les termes de « préstratégique » afin de garantir le continuum entre les armes stratégiques et le coup de semonce (France) ou d’indiquer l’assimilation doctrinale d’une souplesse dans le discours de dissuasion, hors du « tout ou rien ». Le vocabulaire autour du « substratégique » pouvait aussi être employé. Mieux, ces mêmes mots semblent aujourd’hui céder la place à la notion plus générale d’armes stratégiques (de théâtre) afin de donner à ce système un statut politique et de faire passer le message d’un emploi rigoureusement contrôlé, ponctuel, mesuré, unique ; à la différence de la guerre froide où les unités recevaient, selon les plans et en dotation d’emploi, « un paquet de 20 obus nucléaires tactiques » pour un usage laissé « à discrétion » !

Aussi, le mot « préstratégique » doit-il être pris dans son acceptation hexagonale et non pas dans le champ doctrinal tel qu’il est codifié aux États-Unis ou en Russie. Pour nous en tenir aux forces nucléaires dites occidentales, nous parlerons ici d’armes nucléaires de théâtre. À ces petites nuances sémantiques, s’ajoutent les transformations géostratégiques mais aussi les évolutions prévisibles sur le moyen terme et qui sont déjà dictées par les conséquences de la fin de la guerre froide : « conventionnalisation » d’une partie des armes nucléaires tactiques, recherches sur les charges robustes à travers les outils de la simulation, amélioration de la précision, variation de charges énergétiques[2]

Mais le plus signifiant restent les débats actuels sur l’avenir des armes nucléaires en Europe. Et l’on perçoit aujourd’hui, à travers les articles de presse, les travaux parlementaires, les interventions politiques et les médias sociaux, que cette question pourrait influencer les postures gouvernementales. Non pas que les exécutifs soient « sensibles » au point d’exiger prestement un désarmement nucléaire unilatéral. Non pas que les États-Unis soient rapidement aux ordres des désirs des opinions publiques européennes. Non pas que la France se trouve dans un processus de désarmement complet, effaçant le nucléaire de théâtre (Mirage 2000N, Rafale). Il s’agit plutôt de l’influence lente que peuvent avoir ces diverses réactions en ordre dispersé sur la définition des politiques de défense, les négociations de futurs gouvernements (position des partis politiques), le choix des futurs avions de combat ou le balancement à opérer entre les forces pour le partage des budgets de la défense en réduction constante depuis plusieurs années. Il est dès lors extrêmement difficile de déterminer où l’on se dirige dans ce dossier. D’une part, la politique française n’est pas la politique américaine.

D’autre part, pour les pays alliés accueillant sur le sol des armes nucléaires américaines B-61, y compris pour les avions de l’USAFE qui en disposent par eux-mêmes (en dépôts souterrains sous les hangarettes des avions de combat)[3], les choix sont pluriels. Premier scénario : laisser faire sans réagir, le processus de modernisation souhaité par les États-Unis au sujet d’une future bombe B-61 modèle 12 aux nouvelles caractéristiques de sécurité, de sûreté et de précision sans que ce ne soit véritablement une nouvelle arme[4]. Deuxième scénario : sur-réagir et profiter d’un environnement protestataire suffisant pour dénoncer, avec d’autres capitales, la présence de ses armes, leur inutilité et leur possible modernisation. Troisième scénario : profiter du renouvellement de flottes d’avions de combat au titre national pour choisir un appareil non américain, avec la difficulté d’y adjoindre alors des composants propres au largage d’une bombe nucléaire… américaine. Quatrième scénario, insister pour que des négociations soient engagées avec les Russes sur la question des armes dites de théâtre, nonobstant le climat actuel ne prédisposant aucunement à ce type d’évolution, politique nucléaire impériale russe oblige. Cinquième choix mais qui n’en est pas un, à savoir que pour des motifs politiques et budgétaires, les États-Unis décident unilatéralement de retirer leurs armes nucléaires d’Europe ; laissant à la France (pour le théâtre) et au Royaume-Uni (pour la fonction préstratégique via certains missiles mono-têtes Trident II) la visibilité régionale.

Actuellement, vu les situations protestataires − y compris venant d’anciens responsables politiques et militaires qui ne sont plus « aux affaires » −, les capitales ont fait le « gros dos » et ont, à chaque fois, « laisser passer l’orage » d’autant que les Européens associés au nucléaire américain ne sont pas possesseurs des armes, n’ayant jamais eu accès aux codes électroniques d’activation de celles-ci. Ce qui d’ailleurs explique pourquoi lesdits pays n’ont jamais formellement violé le traité de non-prolifération. En attendant, plusieurs pays accueillent par solidarité sur son territoire un dépôt WS-3 nucléaire installé dans l’enceinte de bases aériennes, dans des chambres fortes souterraines et durcies[5] et sous contrôle direct des forces militaires américaines.

Plusieurs accords juridiques bilatéraux fondent le régime d’accueil et les facilités associées. Globalement, le régime est celui de la double clef. Les procédures impliquent que l’emploi éventuel de ces armes soit examiné préalablement dans le cadre de la consultation politique au sein de l’Alliance. Reste que c’est bien à Washington que se décide l’avenir de la présence ou non de ces armes nucléaires aéroportées de théâtre. L’inscription de la présence des armes nucléaires américaines en Europe est bâtie autour de l’idée du partage des risques et des responsabilités au sein de l’Alliance atlantique et comme outil premier de la stratégie de dissuasion et de prévention, sinon comme concrétisation du lien transatlantique.

Plus généralement, il s’agit pour les gouvernements de ne pas aborder résolument la question du nucléaire américain si ce n’est en des termes diplomatiques très généraux et très « utopiques », la discrétion évitant de renforcer aujourd’hui un débat citoyen qui serait majoritairement défavorable aux engagements nucléaires historiques et permanents. Aussi, malgré le fait de la présence effective d’armes nucléaires, la politique adoptée par les ministres concernés directement est-elle, pour l’essentiel, de ne pas confirmer ni démentir (« no answer – no deny ») officiellement la présence d’armes nucléaires, quand bien même la présence importante de militaires américains et de leurs familles près des bases concernées demeure un bon indicateur de leur existence. La discrétion et la politique du « no no » devient souvent la politique première : « moins on en parle, mieux cela vaut », mais la lecture des sources ouvertes américaines rend cette politique illusoire. Certains États européens se sont déjà engagés dans une diplomatie post-nucléaire. Ainsi, à travers la « Lettre des cinq », − la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Norvège, et le Luxembourg[6] − avaient prudemment déclaré, en février 2010, vouloir s’affranchir du nucléaire via la posture de défense territoriale antimissile[7] et une négociation partagée[8] avec les Russes pour un désarmement nucléaire tactique.

Du point de vue plus général, les diplomaties actuelles oscillent entre l’insistance à parvenir à un désarmement complet, généralisé, partagé et sous contrôle, et la nécessité de maintenir les outils de la dissuasion nucléaire otanienne tant que les armes nucléaires existeront. Entre la stimulation de l’article VI du TNP en vue d’un désarmement complet et le principe de précaution de l’Alliance atlantique inscrit dans le dernier concept stratégique (Chicago), la voie à suivre est pavée… de garde-fous. Actuellement, les divergences demeurent entre Européens sur la nécessité ou non de maintenir du nucléaire de théâtre américain en Europe mais la crise russo-ukrainienne va renforcer la posture d’attente prudente.

Le maintien d’un nucléaire résiduel aéroporté américain en Europe sur des bases aériennes identifiées (dépôts virtuels : vides ou occupés en tout ou en partie) participe bel et bien de la solidarité, du lien transatlantique associé et du message dissuasif, nonobstant le fait que la dissuasion centrale américaine peut « jouer » avec d’autant plus de forces que Washington s’acheminerait à terme vers des frappes rapides hypersoniques… classiques.

Si le nucléaire ne se partage pas, il « autorise » la concertation[9]. Ce fut le cas avec les pressions américaines autour de la non-dissémination et surtout l’acculturation nucléaire au profit des Européens dans le cadre du Groupe des plans nucléaires de l’OTAN. En ce sens, le principe de la double clef – toujours en vigueur aujourd’hui pour une partie des armes nucléaires déployées dans certains États membres – relève de ce « pouvoir » par défaut. Les alliés européens « prêtent » leurs pilotes et leurs avions si leurs gouvernements l’acceptent ; les Américains accrochant les bombes à ces derniers, tout en restant les seuls dépositaires des codes d’armement des armes nucléaires, sans lesquels celles-ci restent inertes et inactives.

Et pour complexifier le tout, le dossier antimissile évolue dans un paysage nucléaire « fragilisé » sinon contesté. L’antimissile américain tel qu’en cours de déploiement en Europe et sur des navires est un dossier complexe, à la fois du point de vue diplomatique, stratégique, financier et industriel. Le positionnement européen reste à la fois prudent et méfiant ; la crise économique et l’emprise américaine sur les technologies étant passées par là. Comme par le passé lorsqu’il fut question des aspects doctrinaux autour des ABM, les thèmes demeurent les mêmes, tout comme les contraintes. Si l’antimissile en Europe est censé défendre à terme le territoire et ses populations, il restera toujours saturable, poreux et contournable ce qui, avec du nucléaire, rend la dissuasion illusoire même si elle complique les hypothétiques frappes offensives. À l’inverse, les différents éléments antimissiles peuvent servir directement ou indirectement la défense du sanctuaire américain avec un processus de dégradation/destruction des lanceurs au cours des différents champs de trajectographie. Nous revoici avec une forme de découplage qui a abouti au compromis de Chicago, sachant qu’en fin de compte, la meilleure dissuasion contre le nucléaire proliférateur reste… la dissuasion nucléaire elle-même et ses outils protégés.

Aussi, la question de l’avenir du nucléaire américain en Europe est-elle plutôt associée à l’évolution de la posture nucléaire russe et celle du paysage proliférateur iranien qui pourraient imposer le statu quo, alors que celle autour de la modernisation des bombes nucléaires B-61 en dépôt en Europe tout comme les questions budgétaires et industrielles autour du remplacement des avions de frappe substratégiques de l’OTAN (cf. le dossier F-35 JSF) seraient « déstabilisatrices ».

Quant au nucléaire français qui vient de terminer une grande modernisation, il pourrait être en partie fragilisé à moyen terme pour des raisons davantage budgétaires et de répartition entre les forces, que pour des raisons idéologiques et doctrinales, même si ces dernières années, le pays a subi quelques coups de boutoir protestataires venant d’anciens responsables politiques et militaires. Si le concept de coup de semonce n’a pas disparu du curseur doctrinal, il n’est pas impossible que le nucléaire aérien de théâtre perde quelques plumes en termes de moyens dédiés. Du point de vue doctrinal, relevons l’intégration probable de la charge nucléaire électromagnétique comme outil de semonce parallèlement à la réapparition dans l’Hexagone de débats doctrinaux de haut niveau sur le degré de pertinence de la dissuasion nucléaire[10] et le retour « par la fenêtre » des notions de « faible au fou ». Rien n’interdit d’imaginer aussi la fin du nucléaire de théâtre français à plus long terme pour une symétrisation technologique sinon doctrinale franco-britannique.

Le paysage nucléaire européen est et reste donc particulièrement confus, sachant que bien des paramètres dépendent de l’environnement international, quand bien même la dissuasion purifiée doit rester prioritairement associée aux intérêts vitaux à défendre. Bien évidemment, la contre-prolifération garde ses lettres de noblesse et la permanence du nucléaire aéroporté de théâtre est bien associée à la flexibilité politique et opérationnelle d’un outil davantage visible qu’un sous-marin nucléaire lance-engins furtif.

Potentiel nucléaire de théâtre européen et américain

Pays

Possesseur

Système d’armes

Pays hôte

(double clef)

Évolution prévisible

 

 

 

 

États-Unis

Bombes à gravité B-61 modèles 3 et 4 thermonucléaires (à charges variables)

Belgique Italie

Allemagne

Pays-Bas

Turquie

Bombes guidée B-61 modèle 12

thermonucléaires (à charges variables)

France

Missile supersonique ASMP-A sur Mirage 2000NK3 et Rafale F3 (40 appareils dédiés pour l’armée de l’Air) et Rafale Marine F3

Charge EMP possible dans une fonction de semonce

non

Remplacement des derniers Mirage 2000N par les Rafale F3 ;

Modernisation à mi-vie possible de la propulsion

ASMP opérationnel jusqu’à 2035

Royaume-Uni

Possible capacité de théâtre de certains missiles dotés d’une seule charge nucléaire tactique (à partir de sous-marins porteurs de missiles Trident II)

Charges EMP possibles dans une fonction préstratégique

non

Dépendance à la décision future sur l’avenir du nucléaire britannique

Entre le statut quo, la réduction partielle avec le maintien en Europe des seuls F-35 sous cocarde américaine (avec les bombes associées), la disparition complète avec stratégie de reconstitution en cas de crise, tout est ouvert aujourd’hui, sachant que toute modification annoncée publiquement du paysage nucléaire américain en Europe aura des effets diplomatiques, stratégiques et citoyens importants sur le Vieux Continent et au-delà, mais aussi et surtout sur une nouvelle visibilité du nucléaire français et britannique.

La France et le Royaume-Uni, qui ont décidé de coopérer nucléairement dans certaines limites convenues pour réduire les coûts[11] et favoriser la crédibilité de l’outil, vont peut-être hériter d’une responsabilité politique autant que symbolique. Même hors de tout accord explicite avec les alliés, même sans « traité » formel ni discours d’allégeance, voire sans demande expresse et publique des capitales de bénéficier de la protection française et britannique, et malgré les divergences entre capitales sur l’avenir du nucléaire en Europe, la niche capacitaire nucléaire de théâtre française pourrait devenir plus centrale. Nonobstant, il est difficile aussi d’imaginer une situation où les Européens ne seraient pas concernés, impliqués, entraînés dans une gesticulation nucléaire organisée et planifiée depuis Paris ou Londres.

Reste que si le paysage nucléaire américain en Europe devait bouger vers la dénucléarisation, la posture française devra modifier son curseur et répondre aux nouvelles interrogations d’un paysage stratégique bouleversé ; nonobstant le principe de réalité d’une géopolitique où les pays émergeants et les pays proliférateurs seront bien présents dans le champ nucléaire, parallèlement au maintien d’un nucléaire stratégique américano-russe en voie de musculation[12]. Dans ces conditions, le retrait de la totalité des forces nucléaires aéroportées américaines d’Europe raviverait par réflexe les vieilles inquiétudes européennes quant à un éventuel désengagement américain tout en faisant prendre conscience aux Européens de l’importance du discours français et « accessoirement britannique » de la dissuasion.

Quand bien même une surprise stratégique devait nous atteindre ou un nouveau jeu du « chat et de la souris » iranien, un retour à une Russie impériale ou un Pakistan incontrôlable, la gesticulation nucléaire restera nationale et les Européens auront encore et toujours le réflexe « américain », malgré le principe de réalité selon lequel le nucléaire français et britannique ont une crédibilité assurée par leur proximité géographique avec les Européens : « Nous sommes tous dans le même bateau. »

Article publié dans DSI HS n°35, avril-mai 2014.

Notes

[1] Ce fut le cas des bombes à gravité britanniques WE-177 dont les matières fissiles furent intégrées dans certaines têtes de missiles sous-marins-sol stratégiques SLBM Trident II.

[2] Cf. André Dumoulin, « La dissuasion nucléaire du futur », dans DSI hors série 23, avril-mai 2012.

[3] Bases de Kleine Brogel (Belgique), Volkel (Pays-Bas), Büchel (Allemagne), Ghedi Torre et Aviano (Italie), Incirlik (Turquie). Les deux dernières bases sont strictement américaines. Celle de Turquie n’accueille pas en permanence d’avions américains F-16.

[4] Le programme Life Extension Program est associé au Nuclear Posture review de 2010 et repose sur les notions de fiabilité (charges robustes et « fonctionnables ») et sur la sécurité des sites. Les anciennes versions (type B-61 modèle 3 (puissances variables et réglables de 0,3 ; 1,5 ; 60 et 170 KT), modèle 4 (puissances de 0,3 ; 1,5 ; 10 et 45 KT avec parachute de freinage) vont être rénovées/aménagées en version B-61 modèle 12 d’une puissance réglable avec un maximum autour de 50 KT et d’une plus grande précision de ciblage par l’intégration d’un système GPS et tir à distance de sécurité (80 km). Une mise en condition opérationnelle est prévue en 2018 autour de ce programme estimé à 11 milliards de dollars.

[5] Le nombre estimé de capsules de stockage serait au maximum de 20 mais le nombre de bombes réellement stockées reste secret-défense.

[6] Les deux derniers n’ont pas d’armes nucléaires américaines sur leur territoire.

[7] Oliver Thränert, « NATO, Missile Defence and Extended Deterrence », Survival, vol. 51, no6, IISS, Londres, décembre 2009-janvier 2010.

[8] Cette négociation pourrait s’avérer complexe au vu de la disproportion en nombre de charges dans un rapport de un à dix dans cette catégorie de nukes. Cependant, l’expérience d’un désarmement négocié fut déjà réalisé par le passé avec l’accord INF et les retraits unilatéraux russes et américains dans les années 1990.

[9] André Dumoulin et Quentin Michel, « La Belgique et les armes nucléaires », Courrier hebdomadaire no1871-1872, CRISP, Bruxelles, 2005.

[10] Citons, entre autres, Jean-Christophe Romer et Thierry Widemann (dir.), La dissuasion, Les champs de Mars, École militaire, Paris, hiver 2013.

[11] Cf. le rapport de Marc Joulaud sur la ratification du traité entre la République française et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord relatif à des installations radiographiques et hydrodynamiques communes, Assemblée nationale, avis no3401, 10 mai 2011.

[12] « Reaffirming the utility of Nuclear Weapons », in Parameters, vol. 42, no4, Winter-Spring 2013. Cf. également le rapport du SIPRI Yearbook 2013.

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