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Marine nationale : Maintenir le deuxième rang est-il possible ?

Le Charles de Gaulle passant le canal de Suez avec son groupe aéronaval. Son remplacement dès les années 2040 va exiger de premiers investissements dans les années 2020… et surtout un positionnement du politique. (© US Navy)

Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI n°128, “Présidentielle 2017. Quelle défense pour le prochain quinquennat ?”, mars-avril 2017.

La Marine nationale traverse des eaux troubles : certes, son processus de modernisation est bien engagé, à plusieurs égards. Mais elle a également subi les affres de deux livres blancs et, possédant les matériels au coût unitaire le plus important, elle contemple, inquiète, une bosse budgétaire qui ne s’est pas réduite. Dans pareil cadre, quelle sera son évolution dans les années à venir ?

Dans la classification en six rangs qu’il avait faite des marines, Hervé Coutau-­Bégarie plaçait la France à égalité avec le Royaume-­Uni, au deuxième rang, juste derrière les États-Unis, seule puissance navale de premier rang (1). Pour empirique, couplant le nombre et le type de bâtiments disponibles aux zones de déploiements traditionnelles et à la qualité des équipages, et relativement subjective qu’elle soit, elle est cependant suffisamment robuste pour donner une vision globale des rapports de force navals. En l’occurrence, établie dans les années 1990, elle montre aujourd’hui encore une puissance navale française disposant de capacités non négligeables.

Le regretté professeur de stratégie du Collège interarmées de Défense puis de l’École de guerre maintenait son jugement dans les années 2000. Il le justifiait par l’activité de la Marine nationale, soit le nombre de jours passés en mer pour chaque navire, remarquablement élevé. Ce temps de présence effective sur les océans du monde permettait à la Marine nationale de se classer deuxième, derrière les États-Unis. Cette performance, préservée malgré la concurrence d’autres marines, était due à la qualité de la formation et à l’expérience des équipages. Il n’avait ainsi de cesse de rappeler que si les marines étaient des objets éminemment techniques, elles dépendaient également très largement de facteurs humains, de sorte que « plus l’investissement matériel est grand, plus l’investissement intellectuel doit suivre ».

Une évolution inquiétante

Au moment où Hervé Coutau-­Bégarie a proposé sa catégorisation, la Marine nationale avait cependant déjà subi une forte décroissance de son tonnage. Stéphane Ferrard notait ainsi que si « [à] l’aube de l’année 1978, la Marine nationale disposait d’un tonnage total de 302 000 tonnes et de 99 bâtiments de combat », quelques années plus tard, la réduction était entamée : « Ainsi, hors SNLE, le tonnage passa au début des années 1980, de 275 000 tonnes à moins de 200 000 et la courbe ne cessait de “plonger” vers les 150 000 tonnes […] En 1984, la flotte ne disposait plus que de 48 bâtiments de combat principaux (inclus les SNLE et le SNA Rubis) (2) ». Les années 1990 ont certes vu l’entrée en service de onze frégates – le Jean Bart, quatre La Fayette et les six Floréal –, du TCD Sirocco (3) et des deux premiers SNLE‑NG (4), mais aussi une réduction des ambitions dans le domaine des sous-marins. D’une part, la Marine s’est séparée de sept sous-­marins diesels (les deux derniers bâtiments de ce type quittant le service en 2000 et 2001). D’autre part, la construction des deux derniers Sous-­marins Nucléaires d’Attaque (SNA) de classe Rubis a été annulée.

La France disposait en 1995 de 13 sous-­marins (6 SNA et 7 sous-­marins diesels) ; dix ans plus tard, elle n’en avait plus que six. De même, dans le domaine des bâtiments de surface, elle alignait à cette époque 21 frégates : 7 Georges Leygues, 2 Cassard, 6 Floréal (entrées en service de 1992 à 1994), 2 Duquesne, 1 Aconit et 3 Tourville, ainsi que 17 avisos. La décrue a commencé au milieu de la décennie et n’a été que partiellement compensée par l’arrivée des La Fayette (de 1996 à 2001), sous-­armées – on avait alors décidé de reporter leur armement. La question des frégates est essentielle : sans elles, le porte-­avions ne peut être déployé et les sorties des SNLE sont moins sûres. De plus, elles constituent les « pions élémentaires » de la présence de la France sur les mers et océans et de la sécurisation de ses lignes de communication : dès qu’il est question de rang, elles sont donc fondamentales. Pour autant, l’évolution de cette catégorie de bâtiments fut chahutée au début du XXIe siècle.

Certes, l’année 2001 fut faste, avec l’admission au service actif d’une La Fayette (le Guépratte) et, surtout, du porte-­avions Charles de Gaulle ; mais il fallut ensuite se contenter de l’arrivée du SNLE‑NG Vigilant, en 2004. Les débats sur la nécessité de la construction d’un deuxième porte-­avions (PA2), particulièrement intenses en 2006-2007 n’ont pas abouti (5). En revanche, ces années de transition ont permis de préparer les années 2010-2020, qui promettaient mieux, avec l’entrée en service de deux frégates antiaériennes Forbin, d’au moins douze frégates multimissions sur les dix-sept alors planifiées et des trois premiers SNA de classe Suffren. Les FREMM apparaissaient à ce moment comme une réponse globale au besoin du remplacement des Georges Leygues, des Cassard, des Tourville et des avisos. Surtout, elles auguraient, par l’intégration de missiles de croisière d’attaque terrestre et d’une capacité antiaérienne plus importante que celle des anciennes frégates ASM (6) – voire des Cassard (7) – d’un bond capacitaire net. De facto, en 2006, la vision que l’on avait de la situation de la Marine nationale en 2015 était encore relativement optimiste (voir tableau p. 72).

La réalité fut moins brillante : si deux Forbin sur les quatre initialement escomptées sont entrées en service, la cible des FREMM fut réduite à onze en 2007 – avec un étalement des entrées en service, qui a impliqué d’allonger la durée de vie des Georges Leygues – et la livraison du premier SNA Suffren, qui devait intervenir en 2017, fut retardée. Les dix avisos encore en service ont quant à eux été reclassés comme patrouilleurs de haute mer. Les deux livres blancs ont définitivement fait l’impasse sur le deuxième porte-­avions. In fine, le rythme des admissions au service actif s’est alors cassé : s’il était question d’une Aquitaine tous les six mois à partir de 2012-2011, elles ne seront que six sur la décennie. La Marine a par ailleurs intégré le patrouilleur L’Adroit – d’abord pour une durée de quatre ans, ensuite renouvelée jusqu’à fin 2017 – et fait entrer en service les bâtiments multimissions de la classe D’Entrecasteaux, certes adaptés à la patrouille, mais qui ne sont pas des combattants.

Le Livre blanc de 2013 fut un nouveau coup dur pour la Marine : de onze, ses futures FREMM sont passées à huit. En revanche, plusieurs adaptations s’opèrent alors. Outre la confirmation que deux des Aquitaine seront configurées pour la défense antiaérienne, la modernisation des La Fayette doit en faire des bâtiments ASM, permettant d’atteindre l’objectif d’une flotte de 15 bâtiments « de premier rang ». Cette appellation, pirouette sémantique, cache en fait un certain déclin par l’intermédiaire d’une particularité du vocabulaire naval français. La Marine ne retient pas la dénomination de « destroyer » – un bâtiment plus lourd et mieux armé qu’une frégate – alors que les navires qu’elle considère comme des « frégates de premier rang » portent bien sur leurs flancs le « D » de « destroyer ».

Aussi, en 2006, la France escomptait-elle disposer à terme de 19 destroyers Forbin et Aquitaine et 11 frégates Floréal et La Fayette, qu’il était question de remplacer ensuite par ce qui allait devenir les FTI (Frégates de Taille Intermédiaire). Mais en fonction des décisions prises, en 2035, elle ne disposera en tout état de cause – et en langage naval – que de 10 destroyers (deux Forbin et huit Aquitaine) et 11 frégates (cinq FTI et six Floréal) – du moins si ces dernières sont effectivement remplacées…

Les enjeux du nouveau quinquennat

En termes strictement quantitatifs, la Marine nationale n’aurait alors plus guère d’avantages comparatifs justifiant sur le plan matériel son maintien au deuxième rang des marines, sinon son porte-­avions et ses six SNA. Or, pour être certain de disposer d’un remplaçant au Charles de Gaulle en 2041, les premiers travaux devraient commencer dans la décennie 2020. De la sorte, le nouveau chef de l’État devra sans doute prendre position sur le sujet, quitte à ce que le lancement effectif du programme intervienne après 2022. Ce remplacement suscite d’autres questions : quid, par exemple, de l’adaptation des systèmes liés au SCAF (Système de Combat Aérien Futur), en particulier ceux ayant trait aux réseaux et au combat cloud des Rafale de la Marine ? Quant aux sous-­marins de classe Suffren, seuls quatre ont effectivement été commandés pour l’instant, avec des entrées en service prévues de 2019 à 2025. Autrement dit, la commande des deux unités restantes sera également l’un des enjeux du quinquennat. On le constate donc, les cinq ans à venir seront décisifs pour les capacités de la Marine nationale et celles de ses effecteurs les plus remarquables. Mais d’autres enjeux sont tout aussi saillants.

D’une part, les nouvelles capacités de combat de surface sont tout sauf acquises : le programme FTI a certes été lancé en octobre 2016, mais les cinq unités ne sont pas encore commandées. Il en est de même de la modernisation des La Fayette. Or ce double mouvement de modernisation-­acquisition en compensation d’Aquitaine dont le coût a fortement augmenté du fait de la réduction de la cible n’est pas unanimement perçu comme pertinent. Si les FTI sont mieux armées et plus performantes que les La Fayette, ce sont aussi des bâtiments moins endurants… Les choix effectués en la matière n’ont donc pas eu que des conséquences en termes de stratégie industrielle ou des moyens (8). Certes, la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2014-2019 affecte 2,1 milliards d’euros au programme, mais, à une certaine époque, une telle somme aurait permis d’acheter presque trois Aquitaine et l’histoire a largement démontré que les LPM ne sont pas faites pour être intégralement respectées…

La question du remplacement des six Floréal devra également se poser : ces petits bâtiments polyvalents et très bien adaptés à leurs missions atteindront entre 2022 et 2024 les trente ans de service pour lesquels ils ont été conçus. Or ils sont essentiels pour les missions sur le deuxième domaine maritime au monde, et ce d’autant plus que la flotte de patrouilleurs va s’effondrer. Si quatre B2M – qui étaient d’abord destinés au remplacement des BATRAL – seront en service dans les années 2030, la Marine ne disposera plus d’aucun patrouilleur A69 ou P400. En fait, dès 2027, les capacités de patrouille océaniques de moins de quarante ans seront plus que limitées : hypothétiquement, dix bâtiments (six Floréal et quatre D’Entrecasteaux), onze en comptant L’Adroit. Le programme BATSIMAR (Bâtiment de Surveillance et d’Intervention Maritime), qui devait être lancé en 2012, sera l’enjeu le plus saillant, mais toutes les hypothèses concernant leur nombre sont ouvertes Toujours sur le plan de la patrouille, si la modernisation des Atlantique 2 est actée, seuls 15 appareils en bénéficieront sur les 27 livrés. Or, cet avion est, activisme sous-­marin russe oblige, aussi utile en Europe que sur les théâtres d’Afrique ou du Moyen-­Orient, où ses capteurs et capacités d’emport en font un véritable « drone armé piloté »… La question susceptible de se poser est donc celle d’un retour au format antérieur à 2015, lequel nécessiterait la modernisation de 22 appareils.

Par ailleurs, d’autres enjeux navals, tout aussi importants, attendent le futur chef de l’État et le futur gouvernement. Sur le front matériel se pose toujours la question du remplacement des BCR (Bâtiments de Commandement et de Ravitaillement) et des capacités de guerre des mines. Dans les deux cas, les progrès enregistrés ont été réels… mais les commandes restent à passer. Or le maintien du statut de puissance de deuxième rang implique nécessairement celui de ces capacités : une marine ne peut évidemment pas avoir de rayon d’action global sans des ravitailleurs adaptés. De même, une projection de force sans aptitude à pouvoir lutter contre une menace mondialisée, dense, de plus en plus évoluée, peu coûteuse et susceptible de dissuader des opérations amphibies ou côtières est impensable : sans lutte contre la guerre des mines, le coût politique d’une opération serait trop important.

S’y ajoutent également des enjeux transversaux, sur le plan de la philosophie de l’armement notamment. Réductions budgétaires obligent, seuls 250 missiles de croisière navals avaient été commandés – soit 50 de plus que ce que les Américains ont tiré en Libye durant « Unified Protector ». Traditionnellement, peu de munitions sont commandées, mais force est aussi de constater que les marines se développent et développent leur armement à travers le monde. Si la prolifération est effectivement sous-­marine, elle ne se limite pas qu’à ce seul secteur : la densification de l’armement est devenue une tendance marquée. Des emports de 16 missiles antinavires supersoniques de longue portée ne sont plus exceptionnels là où nous restons sur un standard de huit missiles antinavires subsoniques de moyenne portée, sans même parler du retour de l’artillerie (9). Comment préserver son rang en état de sous-armement qualitatif et quantitatif – et en sachant que les Aquitaine ne sont pas nécessairement « très lourdement armées » (10) ?

D’autres questions se posent incidemment, comme celles liées à la protection des navires. Traditionnellement, la Marine nationale tend à délaisser la protection active : c’est l’une des seules marines de premier plan à ne pas disposer de systèmes de défense rapprochée – CIWS, missiles de défense rapprochée en grand nombre – contre des attaques de saturation. La logique est alors de se fier, pour la protection terminale, à une combinaison de brouilleurs, de leurres antimissiles ou antitorpilles. Si le choix du canon de 76 mm a été partiellement motivé par des capacités de protection, la question d’une protection rapprochée active se posera également. Il s’agit, là aussi, de préserver une marge de manœuvre politique : quelle serait-elle encore si un bâtiment et son équipage étaient perdus alors que l’intérêt vital de la France n’est pas en cause ?

Qualité versus quantité

Si la vision développée jusqu’ici est franchement pessimiste quant à la possibilité pour la Marine nationale de maintenir son deuxième rang, d’autres facteurs sont également à prendre en compte. La qualité des équipages en est indiscutablement le premier. Si les réductions budgétaires ont eu des conséquences sur le nombre de jours passés à la mer – et donc l’acquisition de l’expérience, véritable travail de Sisyphe –, la qualité globale n’en a pas trop souffert. Le niveau de professionnalisme est d’autant plus élevé que le tournant de l’automatisation réduit la taille des équipages… en contrepartie mieux formés. Il faut y ajouter la question de l’environnement d’opération, qu’il s’agisse d’encadrement militaire ou de maintenance, de la marine ou du monde industriel. La « rentabilisation stratégique » de la vie d’un bâtiment français est ainsi incomparablement supérieure à celle d’un bâtiment américain.

Une deuxième force réside dans la distribution spatiale des bases et points d’appui français. Hors métropole, les navires de la Marine peuvent compter sur les Antilles, la Guyane, la Réunion, la Nouvelle-­Calédonie, Djibouti ou encore les Émirats arabes unis. La couverture géographique est quasi mondiale. Incidemment, les engagements pris à l’égard des États alliés comme en matière de protection du domaine maritime poussent les qualités professionnelles vers le haut : sans même parler d’éventuelles opérations de combat, le seul maintien de « Corymbe », dans le golfe de Guinée, implique une aptitude à la projection et au soutien de celle-ci. De ce point de vue, la préservation des aspects qualitatifs est inscrite dans la géographie.

Ces deux qualités peuvent-elles compenser les problèmes actuellement rencontrés ? En tout état de cause, il faut bien constater que si la modernisation de la flotte accroît les capacités des bâtiments individuellement, mers et océans ne se sont pas contractés pour autant – d’autant plus que la distribution de puissance navale évolue à l’échelle mondiale. En d’autres termes et contrairement au mantra des années 1990 et 2000, la qualité par la supériorité technologique n’est pas strictement égale à la quantité. De ce point de vue, les marges permettant d’échanger des économies structurelles contre des accroissements capacitaires ont été consommées et le seul maintien des capacités actuelles demandera des investissements.

Le piège de la stratégie des moyens

Par ailleurs, précisément parce que les contraintes budgétaires créent une « tyrannie de la stratégie des moyens », se pose la question de véritables choix stratégiques. Dans l’environnement européen propre à 2007, il semblait possible d’échanger des destroyers et frégates contre un deuxième porte-­avions – et surtout un deuxième groupe aérien embarqué (11) –, la coopération européenne étant une option de développement en soi. Elle aurait permis à la France de se concentrer sur ses véritables avantages comparatifs. Mais la situation est aujourd’hui totalement différente. Déjà en 2013, Patricia Adam pouvait déclarer « La question dans cinq ans sera : “Est-ce qu’on conserve un porte-­avions ?” (12) ». Si nous ne sommes pas encore en 2018, le nouveau gouvernement devra résoudre la quadrature du cercle :
•  le remplacement des SNLE‑NG, aussi inéluctable qu’essentiel et pour lequel existe un consensus politique ;
•  la question du porte-­avions, largement déterminante, du fait des coûts induits, du reste de la stratégie des moyens.
Outre ces deux questions, il convient par ailleurs de ne pas oublier que nos concurrents sur les mers ont également un « droit de vote » : il existe depuis le début des années 2000 un réel dynamisme naval, en particulier en Asie. Se retirer définitivement de cette région au motif qu’elle n’est pas prioritaire – ce qui est douteux d’un point de vue économique – ou qu’elle présenterait un trop grand degré de dangerosité en cas de guerre reviendrait de facto à quitter le cercle des marines de deuxième rang. De ce point de vue, si le prochain chef de l’État peut indubitablement compter sur l’ingéniosité de la Marine, son principal défi sera certainement de faire en sorte qu’elle puisse conserver son rang et reste un instrument de création de liberté de manœuvre à l’échelle mondiale. 

Article paru dans DSI n°128, “Présidentielle 2017. Quelle défense pour le prochain quinquennat ?”, mars-avril 2017.

Projection en 2006 de la Force d’Action navale en 2015

 

Notes

(1)  Hervé Coutau-Bégarie, Traité de stratégie, ISC/Economica, Paris, 1999.

(2)  Stéphane Ferrard, « La Marine nationale, trente ans d’évolutions (1978-2008) », Défense & Sécurité Internationale, hors-série no 4, novembre-décembre 2008.

(3)  Transport de Chalands de Débarquement.

(4)  Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins-Nouvelle Génération.

(5)  Pour l’anecdote, l’édition 2008 de Flottes de combat le considérait comme acquis et fixait son entrée en service à 2015.

(6)  L’Aster 15 embarqué a une portée estimée à plus de 30 km, contre moins de 20 km pour le Crotale équipant les Georges Leygues et les La Fayette.

(7)  Le SM-1 équipant les Cassard et Jean Bart est entré en service en 1967. Les systèmes équipant les deux frégates antiaériennes sont d’ailleurs issus de deux escorteurs d’escadre et, si les bâtiments sont relativement jeunes (ils ont été mis en service en 1988 et 1991), il n’est pas dit qu’ils soient, à l’heure actuelle, réellement en mesure de mener leur mission principale.

(8)  Pour une analyse en profondeur, voir Joseph Henrotin, « Frégates de Taille Intermédiaire : quelles conséquences pour la Marine nationale ? », Défense & Sécurité Internationale, no 127, janvier-février 2017.

(9)  Joseph Henrotin, « La frappe surface-surface : des évolutions notoires », Défense & Sécurité Internationale, hors-série no 50, octobre-novembre 2016.

(10)  Avec 40 missiles (8 Exocet, 16 Aster, 16 MdCN – s’ils sont effectivement chargés), un canon de 76 mm et un hélicoptère, les huit Aquitaine ne sont a priori que les vingt-quatrièmes navires les plus puissants au monde selon un classement quasi exhaustif (Philippe Langloit, « Bâtiments de surface : le relatif déclin du lourd », Défense & Sécurité Internationale, hors-série no 50, octobre-novembre 2016). Et encore, pareil classement donne un poids plus important aux missiles de croisière. Nombre de bâtiments classés comme « moins armés » bénéficient en réalité d’une artillerie plus puissante et/ou de deux hélicoptères embarqués pour un même nombre de tubes de lancement verticaux (et donc une capacité antiaérienne supérieure).

(11)  L’argument de la permanence offerte par deux porte-avions est partiellement fallacieux. Du point de vue des bâtiments, une réelle permanence n’est offerte que par trois bâtiments. Deux bâtiments, un équipage et un seul groupe aérien embarqué n’ont guère de sens : ce sont les hommes et les appareils qui rendent « vivante » la plate-forme.

(12)  Patricia Adam, « Du “futur porte-avions” au “futur du porte-avions” », Lignes de défense, 4 mai 2013 (http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/05/04/patricia-adam-du-futur-porte-avions-au-futur-du-porte-avions.html).

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