DSI

Sahel : quels défis pour la Force conjointe du G5 Sahel ?

Des blindés sénégalais opérant au Mali. La coopération régionale en matière de sécurité reste contrainte par des facteurs complexes. (© DoD)

Par Laurent Touchard, spécialiste des questions de défense. Article publié dans DSI n°134, mars-avril 2018. 

La Force Conjointe du G5 Sahel (FC‑G5S) trouve ses origines dans le règlement d’une autre crise, entre le Soudan et le Tchad (1). En 2009, après sept ans de relations à couteaux tirés, les protagonistes de ce conflit larvé (via proxy) se parlent. Les échanges de bas niveau fructifient en discussions formelles. Dans ce contexte, une force mixte de 3 000 hommes affectée aux patrouilles frontalières, opérationnelle pour le 20 février 2010, est mise sur pied (2).

Ce processus de dialogue du bas vers le haut dans le domaine militaire, avec des ambitions modérées, inspire un autre cheminement : celui qui va donner corps à la FC. Lorsque les affrontements menés dans le cadre de l’opération « Serval » prennent fin, les militaires africains de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) s’interrogent sur ce que sera la suite. Ils savent par ailleurs que les faiblesses régaliennes et la porosité des frontières jouent en faveur des djihadistes. L’idée d’opérations interalliées aux frontières émerge alors comme une solution réaliste. Dans cette logique, une réunion de coordination a lieu le 11 avril 2013 avec des membres de l’état-major du Niger, quelques représentants de l’état-major malien et du dispositif français « Serval ». Il en découle une Directive conjointe de coordination interalliée (3). Quant à la démarche politique qui aboutira, le 16 février 2014 (4), au G5S, elle est parallèle aux initiatives militaires. Cependant, elle est et restera indépendante (5) pendant encore plusieurs mois.

Des opérations interalliées à la Force conjointe

Le 12 juillet 2013, les cinq Chefs d’État-Major Généraux des Armées (CEMGA) des pays du futur G5S (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) se retrouvent à Paris (6). En octobre, un premier Comité de Coordination Opérationnelle (CCO) se réunit à Niamey afin de préparer les plans des actions militaires frontalières. En novembre 2013, la première est menée : l’opération « Roussette », avec les forces malienne, nigérienne et française. De nombreuses autres réunions de CCO et Opérations Militaires de Coordination Transfrontalière (OMCT) vont s’enchaîner jusqu’à aujourd’hui. En avril 2015, le Partenariat Militaire de Coopération Transfrontalière (PMCT) est approuvé. Celui-ci « […] n’est pas une organisation militaire permanente, mais un cadre technique et pragmatique de coopération et d’échanges entre partenaires(7) ». En septembre 2015, au sein du Processus de Nouakchott, les chefs d’état-major et ministres de la Défense dudit processus (8) considèrent le principe des patrouilles conjointes aux frontières et des unités mixtes. Ils réfléchissent aussi à une composante musclée pour la MINUSMA, à l’image de la brigade d’intervention de la MONUSCO en RDC. Le 4 novembre 2015, les CEMGA des pays du G5 se rencontrent pour la quatrième fois, à Ouagadougou. Cette fois-ci, ils signent la Charte de fonctionnement du PMCT.

Le 20 novembre 2015, à Ndjamena, les dirigeants du G5S décident la création d’une force conjointe. Ils décident également de la création d’une École régionale de guerre du G5 (ultérieurement nommée Collège de défense du G5 Sahel) qui devra être implantée en Mauritanie (9). La dimension sécuritaire désormais tangible du G5S est aussi une réaction (10) à la léthargie algérienne, durement perçue et critiquée, notamment par les militaires de l’espace G5S. D’ailleurs, il est difficile de ne pas relier la création de la Force conjointe à un constat d’échec quant au Comité d’État-Major Opérationnel Conjoint (CEMOC) ou encore au souhait de fonder un Centre Sahélien d’Analyse des Menaces et d’Alerte Précoce (CSAMAP) du G5S face au peu d’utilité de l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) (11). CEMOC et UFL sont des créations algériennes qui sont restées des coquilles vides. Il existe certes d’autres dispositifs, neutres, à l’instar des réunions des Chefs des Services de Renseignement et de Sécurité (CSRS) dans le cadre du Processus de Nouakchott. Or l’Algérie est membre du Processus, mais pas du G5S. Pour ne rien arranger, elle est faussement convaincue que la FC est une création française, et en rejette donc l’idée (12).

Quoi qu’il en soit, à partir du 20 novembre, les trajectoires jusque-là parallèles du G5S et des initiatives militaires se rejoignent. En mars 2016, les OMCT sont considérées par les experts des pays du G5S (13) « […] comme la première étape déjà fonctionnelle d’une force conjointe. En effet, ces opérations répondent pour l’heure aux besoins opérationnels à la fois nationaux et transfrontaliers. En définitive, la force conjointe existe en réalité, il s’agit notamment de l’entériner dans sa forme actuelle à travers les OMCT, en lui donnant un cachet formel “G5 Sahel” ». Dans cette logique, la création de cette force est validée le 6 février 2017, avec les deux options envisagées : à court et à moyen/long terme. Le 13 avril 2017, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine adopte le CONOPS (Concept d’Opérations) de la FC.

Le CONOPS et le fonctionnement de la FC

Ce document définit le rôle de la FC : combattre le terrorisme et les trafics ; faciliter la restauration de l’autorité régalienne, mais aussi le retour des réfugiés et déplacés grâce au climat de sécurité créé ; faciliter l’aide humanitaire aux populations ; et enfin, contribuer aux actions de développement dans l’espace G5S. L’effet final recherché consiste en une stabilisation de la zone géographique. Les missions de la FC sont tout d’abord d’isoler les mouvements djihadistes et les groupes criminels, et de les neutraliser. Concrètement, il s’agit d’en éliminer les membres ou bien de les amener à la défection par l’action psychologique, le tout dans le plus grand respect des droits de l’homme. Les missions sont également de protéger les populations, et de contrôler l’espace. Très théoriquement, ce concept implique aussi le développement du renseignement stratégique et tactique.

Une fois opérationnelle, la FC doit aligner des éléments des cinq États membres, soit 5 000 hommes pour un mandat renouvelable d’un an. L’ensemble est sous l’autorité politique de la présidence tournante qui dirige le G5S et sous l’autorité stratégique du Comité de Défense et de Sécurité (CDS) formé avec les CEMGA du G5S. Chaque fuseau est sous l’autorité d’un commandement et le CONOPS prévoit aussi un état-major léger de coordination. La Force Multinationale de Sécurisation du Liptako-Gurma (FMS‑LG) (14), voulue fin janvier 2017 à l’initiative de ce qui est parfois appelé le « G3 » (Mali, Niger et Burkina Faso) (15), est également intégrée à la FC. La zone d’opération est partagée en trois fuseaux : ouest (Mali-Mauritanie), avec deux bataillons (un malien et un mauritanien) ; centre (Mali-Burkina Faso, Burkina Faso-Niger, Mali-Niger), avec trois bataillons (un burkinabè, un nigérien et un malien) ; est (Niger-Tchad), avec deux bataillons (un nigérien et un tchadien). Chaque bataillon comprend 550 militaires et, en théorie, 100 membres des forces de sécurité (policiers ou gendarmes). Ces derniers confèrent des capacités policières et judiciaires aux bataillons de la FC.

À court terme, ces éléments doivent opérer dans une zone de 50 km de part et d’autre des 5 040 km de frontières (16). Ce qui n’a donc rien de nouveau alors que le concept des OMCT déjà bien en place. La question des droits de poursuite n’est pas réglée par le CONOPS (alors qu’il est extrêmement détaillé quant aux règles d’engagement). Ce flou artistique représente néanmoins un avantage considérable, empreint de pragmatisme. De la sorte, les poursuites d’éléments djihadistes ou criminels sur le territoire voisin peuvent s’accomplir au nom de simples accords tacites bilatéraux, entre chefs militaires de terrain. Un annuaire des téléphones portables des officiers « frontaliers » existe d’ailleurs (17), ce qui favorise une réactivité cruciale. Plus généralement, les actions de la FC doivent avoir lieu en coordination avec toutes les forces gouvernementales et avec les autres dispositifs existants, à commencer par « Barkhane » et la MINUSMA. Du moyen au long terme, le CONOPS prévoit que la FC soit en mesure d’opérer de façon centralisée sur l’ensemble de l’espace G5S, c’est-à‑dire en autonomie et dans plusieurs endroits simultanément. Cinq phases sont définies : de 0 à 2, portant sur le court terme ; la phase 2 concerne également le moyen et long terme avec les opérations transfrontalières ; les phases 3 (stabilisation) et 4 (retrait de la FC et appropriation de leur sécurité nationale par chacun des États du G5S) portent sur le long terme.

Capacités et difficultés opérationnelles

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union afrincaine autorise le déploiement de la FC pour un an à partir du 13 avril 2017. Le 2 juillet 2017, la FC est activée. Le 28 octobre 2017, elle lance sa première opération, « Hawbi » (18), dans la zone du Liptako-Gurma. Le bilan est médiocre, particulièrement pour des éléments en principe habitués à travailler de conserve dans les OMCT. L’opération réunit 700 Maliens, Nigériens et Burkinabè, ce qui n’est pas négligeable au regard de la jeunesse de la FC en tant que telle et alors que les armées malienne et burkinabè sont en pleine reconstruction. Cependant, les lacunes sont emblématiques de celles des armées du G5S. Ainsi, la capacité à soutenir un bataillon ou plus est faible. Les pays du G5 étant chacun « responsable de l’équipement de ses forces », l’entité FC souffre d’un problème de standardisation des équipements qui complique une logistique déjà fragile. Et ce, d’autant plus que la projection stratégique est elle aussi une « responsabilité nationale », alors que les pays concernés manquent d’appareils de transport.

À l’échelle opérative, des problèmes de doctrines militaires sont prégnants et les chefs hésitent souvent à engager leurs hommes de crainte de devoir rendre des comptes au pouvoir en cas de revers (et de pertes matérielles). De plus, la maîtrise des opérations à ce niveau est inégale. La coordination d’ensemble est insuffisante, notamment du fait de problèmes de transmissions. À l’échelle tactique, si les éléments maîtrisent la tactique des petites unités, atout renforcé par une bonne connaissance du terrain et par le courage qui prévaut chez beaucoup de militaires africains, des défauts existent. Par exemple, au cours de l’opération « Hawbi », les capacités dans le domaine de la lutte contre les EEI se révèlent insuffisantes (notamment par manque de matériel idoine) tandis que les soldats ont des difficultés à assurer la sécurité de leurs bivouacs.

Le 8 décembre 2017, le Conseil de sécurité de l’ONU vote la résolution 2391 permettant à la MINUSMA d’apporter un appui opérationnel et un soutien logistique à la FC. La portée de celle-ci est cependant limitée alors que la MINUSMA est-elle même victime des faiblesses qui altèrent les capacités des pays de la région. La résolution précise d’ailleurs que « […] le chef de la MINUSMA peut décider ou non […] d’accorder cet appui […] compte tenu de ses capacités ». Par ailleurs, l’aide de la MINUSMA est circonscrite au territoire malien. En réalité, la MINUSMA ne représente pas un multiplicateur de force pour la FC. Elle peut même constituer un fardeau, d’autant plus que le cadre de coopération entre les deux entités n’est pas clairement établi.

L’appropriation sécuritaire par la FC

Le G5S et sa force sont exclusivement le fruit de cheminements africains. Si la maturation jusqu’à la FC a bien été aidée par les militaires français, aider n’est pas décider. De fait, la FC n’a jamais été une réalisation française pour permettre le départ de la force « Barkhane » et les militaires français ont été remarquables dans leur présence sans ascendance. Cela étant souligné, il est également une autre réalité : la FC représente l’occasion pour Paris d’alléger progressivement son dispositif dans un contexte où le moral et le potentiel militaire français est mis à rude épreuve (19). Le ministère des Armées ne cache pas que l’opération « Barkhane » « […] vise en priorité à favoriser l’appropriation par les pays partenaires du G5 Sahel de la lutte contre les Groupes Armés Terroristes (GAT)(20), sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne (BSS)(21) ». L’appropriation n’est pas spécifiquement corrélée à la FC puisque la formule qui précède a déjà été utilisée en juillet 2015 (22), soit plus de quatre mois avant la mise sur pied de ladite FC. Reste qu’elle est connectée à l’émergence du jeune G5S ; dès l’instant où l’organisme régional décide de créer cette force, « l’appropriation de [la] lutte contre les GAT » lui incombe de facto.

Cette appropriation est indispensable. L’histoire africaine récente témoigne que les efforts n’ont pas toujours été significatifs. La crise malienne de 2012 l’illustre dramatiquement. Le Mali n’est pas seul à avoir accumulé les erreurs : la Mauritanie, de plus en plus sûre et militairement solide, a connu elle aussi une période d’atermoiements. Le Burkina Faso semble n’avoir été épargné que grâce aux liens empoisonnés avec des mouvements insurrectionnels, voire d’influence djihadiste, lorsque Blaise Compaoré était au pouvoir, avant de révéler sa vulnérabilité après la chute du dirigeant. Le Tchad est un cas particulier. Ses interventions depuis 2013 sont corrélées à la nécessité pour le régime d’être soutenu, alors que celui-ci se recroqueville dans une posture politiquement périlleuse. Il s’est peu préoccupé de la montée en puissance de Boko Haram au Nigeria jusqu’à ce que ce mouvement réalise d’impensables conquêtes territoriales et mette en péril tout un pan de l’économie tchadienne. Seul le Niger s’est efforcé de faire de son mieux, en évitant notablement une contagion de la crise malienne.

La réussite de la FC serait synonyme d’une interface de confiance entre des États fréquemment défiants les uns vis-à‑vis des autres. Elle serait aussi synonyme de sécurité indispensable au développement, de mutualisation des moyens militaires. Cette réussite serait d’abord celle du G5S. Soutenir la démarche afin, entre autres, d’exploiter l’opportunité stratégique pour un désengagement de « Barkhane » ne remet pas en question la paternité du projet. Réfléchir à exploiter ce succès est à la fois intelligent, cohérent et crucial. Cependant, cette cohérence peut-être mise à mal si de mauvais choix sont faits. Or la France est dans une situation difficile que résume un proverbe africain. Celui-ci dit en substance que ceux qui patientent sont récompensés par de bonnes choses tandis que ceux qui font preuve de volontarisme obtiennent de grandes choses.

En mai 2017, Emmanuel Macron fait le choix des « bonnes choses ». Il déclare : « Je ne fais pas partie de ceux qui considèrent qu’on peut, ab initio, fixer un terme.(23) » La stratégie est alors de prendre le temps pour créer les conditions nécessaires à un avenir solide, notamment par le développement. Mais, en novembre 2017, la contradiction est là : à Ouagadougou, le président français estime que la mise sur pied de la FC n’avance pas assez vite et qu’il faut dépasser le cadre des opérations transfrontalières pour « […] un déploiement plein et entier, particulièrement sur le fuseau médian(24) ». Plus contradictoire encore, Emmanuel Macron dit également qu’il « […] est indispensable que nous arrivions à gagner cette guerre le plus vite possible ».

Il s’agit désormais d’accélérer le mouvement et de le faire entendre aux partenaires africains. Malheureusement, l’appel à des résultats ambitieux dépasse les capacités opérationnelles du G5S. Ce changement de stratégie française, perceptible dès l’été 2017, provoque aussi une augmentation des attentes africaines en matière de soutien (notamment financier), associée à des idées irréalistes, comme celle d’une FC qui verrait ses effectifs doublés. Enfin, la tâche est rendue plus ardue par la complexité de ce qui doit être affronté. Il n’y a pas seulement un ennemi trop schématiquement résumé par l’acronyme « GAT » ; il y a aussi un ensemble de défis, à commencer par celui du développement. Le phénomène djihadiste est quant à lui composite, dans des contextes sécuritaires contrastés d’un pays à l’autre. Enfin, la cohésion politique des pays partenaires résistera difficilement à l’épreuve du temps, en particulier en ce qui concerne la Mauritanie et le Tchad, avec des intérêts qui ne sont pas ceux du « G3 ». Sur le terrain, les OMCT fonctionnent avec l’aide française, dans des logiques pragmatiques. En revanche, la pleine capacité de la FC ne sera pas établie en mars 2018. L. T.

Notes

(1) Ainsi que le rappelle également Cyril Robinet dans « Genèse de la force conjointe du G5 Sahel », Ultima Ratio, 16 janvier 2018 (http://ultimaratio-blog.org/archives/8650) ; Cyril Robinet décrit très précisément les étapes qui conduisent à la FC ; l’idée de forces transfrontalières figure aussi en filigrane dans le communiqué de la 679e Réunion du Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine du 21 avril 2017.

(2) La Force Mixte Tchado-Soudanaise (FMTS) existe toujours en 2018, avec un commandement tournant et 1 500 hommes de chaque pays répartis sur 20 postes d’observation.

(3) « La sécurité au Sahel : une réponse régionale et coordonnée », exposé du général Seyni Garba, chef d’État-major général des armées du Niger, septembre 2016 (http://www.universite-defense.org/Data/ElFinder/s8/Universite_ete_la_defense/interventions_2016/Pleniere_la-securite_au_Sahel_lundi_5_09.pdf).

(4) La convention portant création de cette nouvelle structure est signée le 19 décembre 2014.

(5) Cette évolution est parfaitement présentée dans « Genèse de la force conjointe du G5 Sahel », op. cit. ; le constat et la formulation d’un développement « parallèle, mais indépendant » sont d’ailleurs de Cyril Robinet.

(6) Le général Seyni Garba, CEMGA du Niger, place quant à lui le point de départ officiel de la future force conjointe le 9 avril 2014 à Niamey (et non le 12 juillet 2013 à Paris), avec une rencontre des cinq CEMGA ; op. cit.

(7) Général Seyni Garba, op. cit.

(8) Qui comprend également les cinq membres du G5S.

(9) Le développement économique n’est pas oublié puisque de grands projets d’infrastructure sont alors prévus.

(10) Andrew Lebovich, « Rassembler le désert : comment promouvoir l’intégration régionale Sahel-Maghreb », European Council on Foreign Relations Policy Brief, juillet 2017 (http://www.ecfr.eu/paris/publi/vers_une_approche_plus_globale_pour_stabiliser_le_sahel).

(11) Voir Patrick Ferras, « Le traitement du renseignement de sécurité au sein de l’Union africaine » in Patrick Klaousen (dir.), Renseignement et évaluation des performances : Le meilleur des possibles, Lavauzelle, Panazol, 2017.

(12) Il est à noter que l’Algérie ne participera pas à la réunion de La Celles-Saint-Cloud voulue par le président Emmanuel Macron, le 13 décembre 2017, illustration de l’atmosphère étrange avec Alger. Au cours de cette réunion, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis promettent respectivement 100 millions et 30 millions d’euros pour la FC.

(13) Le « Relevé des conclusions de la réunion des experts des États membres du G5 Sahel », 2 mars 2016 (http://www.g5sahel.org/images/Docs/Relev%C3%A9_des_conclusions_de_la_r%C3%A9union_des_experts_D__S.pdf).

(14) Très inspirée par la Multinational Joint Task Force (MNJTF) contre Boko Haram.

(15) Le Liptako-Gurma est une zone à cheval sur ces trois pays, où l’insécurité est grande. L’Autorité du Liptako-Gurma (ALG) qui s’intéresse à l’origine aux questions de développement est finalement contrainte à considérer la problématique sécuritaire et donc à créer une force spécifique.

(16) Mali-Mauritanie : 2 237 km, Mali-Burkina Faso : 1 000 km, Burkina Faso-Niger : 628 km, Niger-Tchad : 1 175 km. Par comparaison, la force mixte soudano-tchadienne patrouille le long de 1 360 km de frontière. Toujours par comparaison, la longueur des frontières terrestres françaises est de 4 139 km…

(17) Olivier Fourt, « G5 Sahel : la coopération progresse, mais la route reste longue », RFI, 3 mars 2016 ( http://www.rfi.fr/afrique/20160303-securite-sahel-cooperation-g5-tchad-burkina-niger-mali-mauritanie).

(18) « Vache noire ».

(19) Crise budgétaire, usure des matériels vieillissants, voire obsolètes ou inadaptés (dramatique manque de blindés MRAP), attrition morale provoquée par de véritables injustices sociales pour les militaires (le logiciel LOUVOIS, difficultés de logements, inégalités entre les personnels militaires et civils du ministère des Armées, etc.), par l’absurde opération « Sentinelle » et enfin, par l’affaire de Villiers…

(20) En gras dans le texte.

(21) Dossier de presse « Opération Barkhane », ministère des Armées, décembre 2017 (https://www.defense.gouv.fr/operations/operations/sahel/dossier-de-presentation-de-l-operation-barkhane/operation-barkhane).

(22) Dossier de presse « Opération Barkhane », ministère de la Défense, 10 juillet 2015.

(23) Point presse du président Macron sur la base « Barkhane » à Gao, 19 mai 2017 (http://www.elysee.fr/videos/point-presse-sur-la-base-barkhane-a-gao/).

(24) Reuters, 28 novembre 2017 (https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1DS17C-OFRTP).

 

 

Pin It on Pinterest

X